Les immatriculations de voitures neuves pourraient avoir progressé d’un peu plus de 4% en Europe occidentale cette année, a estimé jeudi un porte-parole de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).
Ce chiffre est légèrement supérieur à la prévision officielle de +3,9% annoncée le mois dernier, qui elle-même constituait une révision à la hausse après une croissance initialement anticipée à 3%.
L’ACEA a annoncé dans la matinée une hausse de 10,4% des immatriculations de voitures neuves en Europe occidentale en novembre par rapport au même mois de 1996. Sur la période janvier-novembre, les immatriculations progressent de 4,3% à 12.540.400 unités.
Le chiffre de novembre «est supérieur à nos prévisions, mais il est clair que cela ne tient qu’à une simple raison — les incitations», a déclaré à Reuters James Rosenstein, porte-parole de l’ACEA.
«On peut donc penser que le marché aura progressé de 4% ou un peu plus sur l’ensemble de l’année», a-t-il poursuivi, ajoutant cependant que cela ne constituait pas une révision officielle des prévisions de l’ACEA.
L’Italie et l’Irlande notamment ont vu leur marché automobile progresser fortement encore en novembre, grâce aux primes à la casse instaurées dans ces deux pays. Les immatriculations ont ainsi augmenté de 44,2% en Italie à 187.400 unités, et de 100% en Irlande, à 6.800. En Espagne, elles ont progressé de 10,7% à 77.800.
Le marché français s’est redressé en novembre avec une progression de sept pour cent à 144.500, mais sur les onze premiers mois de l’année il reste en baisse de 21,6% par rapport à janvier-novembre 1996.
«C’est le premier mois où l’on retrouve une croissance (...) il semble donc que l’effet négatif de la fin de la prime à la casse l’an dernier commence à s’estomper», a noté James Rosenstein.
Le marché automobile britannique, bénéficiant d’une dynamique de croissance propre à la Grande-Bretagne, a progressé de 12,6% en novembre, avec 152.300 immatriculations. (Reuters)

