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Actualités - Conferences Internationales

Le salut par la pêche

Des pêcheurs artisanaux venus du monde entier se sont réunis à New Delhi pour mettre sur pied un forum international visant à la sauvegarde de leur gagne-pain, des zones de pêche menacées par la surexploitation et la pollution.
Au début d’une conférence de cinq jours rassemblant 103 délégués venus de 32 pays, Thomas Kocherry, président de l’India’s National Fishworkers’ Forum (NFF), organisation regroupant huit millions de membres en Inde, a appelé à l’interdiction des chalutiers-usine.
Ce prêtre catholique du Kerala, Etat côtier du sud-ouest de l’Inde, qui consacre sa vie à la défense des communautés de pêcheurs, a lancé un cri d’alarme, affirmant que 75% des zones de pêche de la planète étaient épuisées ou menacées de l’être en raison «des ravages de la pêche intensive».
«Comme premier pas, j’appelle à l’adoption (par l’ONU) d’une résolution aux termes les plus forts demandant l’abolition internationale des chalutiers-usine», a-t-il dit.
«Les pêcheurs du monde entier doivent œuvrer ensemble pour combattre la surexploitation des réserves halieutiques», a-t-il affirmé.
Cette conférence a été organisée par la NFF, la plus grande association de pêcheurs dans le monde, et par le Conseil canadien des pêcheurs professionnels, qui regroupe quelque 100.000 membres.
Selon les organisateurs, il s’agit de la première fois que des pêcheurs du Nord et du Sud se regroupent pour coopérer.

Voix politique

«A l’issue de cette conférence, nous avons annoncé la formation d’un Forum mondial des pêcheurs», a annoncé Thomas Kocherry, soulignant qu’il s’agira de la «voix politique d’une communauté» et non d’un syndicat traditionnel.
Ce forum doit décider s’il accepte une proposition de grève des pêcheurs à l’échelle mondiale, le 21 novembre 1998, visant à faire pression sur les gouvernements pour l’interdiction des chalutiers à faire pression sur les gouvernements pour l’interdiction des chalutiers-usine et de l’aquaculture industriel et pour des mesures contre la pollution des côtes.
Selon l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la pêche est le gagne-pain de plus de 20 millions de personnes dans le monde et les produits de la mer représentent 29% des protéines animales consommées en Asie, 19% en Afrique et 8% en Amérique latine.
Selon les experts, la surexploitation a détruit des zones de pêche traditionnelles, notamment en Europe, entraînant les flottes de pêche (quelque 25.000 bateaux-usine) vers d’autres zones, notamment du sud.
Une délégation française conduite par M. André Le Berre, du Guilvinec, a estimé qu’un réseau international de pêche artisanal était essentiel pour «répondre aux défis de la globalisation» et «obtenir que les ressources de la mer servent d’abord les intérêts des pêcheurs et des gens dont la survie dépend de cette richesse naturelle».
«Plus on fait pression sur ces compagnies et les gouvernements, mieux c’est. Ce forum était la seule solution qui nous reste», a renchéri M. Earle McCurdy, représentant le Conseil canadien des pêcheurs professionnels.
La réunion de New Delhi faisait suite à une rencontre de pêcheurs qui s’était tenue en 1995 à Québec, en marge d’un symposium de la FAO. (AFP)
Des pêcheurs artisanaux venus du monde entier se sont réunis à New Delhi pour mettre sur pied un forum international visant à la sauvegarde de leur gagne-pain, des zones de pêche menacées par la surexploitation et la pollution.Au début d’une conférence de cinq jours rassemblant 103 délégués venus de 32 pays, Thomas Kocherry, président de l’India’s National Fishworkers’ Forum (NFF), organisation regroupant huit millions de membres en Inde, a appelé à l’interdiction des chalutiers-usine.Ce prêtre catholique du Kerala, Etat côtier du sud-ouest de l’Inde, qui consacre sa vie à la défense des communautés de pêcheurs, a lancé un cri d’alarme, affirmant que 75% des zones de pêche de la planète étaient épuisées ou menacées de l’être en raison «des ravages de la pêche intensive».«Comme premier pas,...