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Actualités - Chronologie

L'élargissement de l'UE coûtera 90 milliards de dollars


Les ministres européens des Affaires étrangères n’ont pas réussi à établir de consensus sur l’ensemble de la procédure à adopter pour l’élargissement de l’UE mais ont quasiment accepté l’idée de négociations concrètes avec les six candidats les plus avancés.
Selon le ministre luxembourgeois Jacques Poos, les chefs d’Etat et de gouvernement des Quinze devront donc encore se mettre d’accord à la fin de la semaine à Luxembourg à partir de «l’orientation dominante» ressortie des débats.
La question du financement du coût de l’élargissement est quant à elle encore loin de faire l’objet d’un accord et selon le ministre luxembourgeois Jacques Poos on ne pourra pas avoir à Luxembourg dans ce domaine «un niveau d’ambition très élevé».
«Les positions sont encore lointaines (...) et le sommet de Luxembourg sera très compliqué», a de son côté indiqué le chef d’une délégation européenne.
Le sommet de Luxembourg devra chercher des formules permettant d’avaliser le lancement de négociations concrètes d’adhésion avec la Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovénie, Estonie et Chypre, tout en incluant les autres (Lituanie, Lettonie, Roumanie, Bulgarie, Slovaquie) dans un filet relativement serré de relations avec l’UE. Quant à la Turquie, une «stratégie de rapprochement» est proposée.
Outre le lancement des négociations concrètes d’adhésion — au plus tôt en avril 98 —, un autre pilier de la stratégie européenne consisterait à faire participer l’ensemble des pays — Turquie incluse — à une Conférence européenne constitutive, en février ou mars. Elle aurait pour vocation de traiter de toutes les questions européennes d’intérêt commun, à l’exception de celles directement liées à l’élargissement.

«Inutile»

Le ministre grec Théodoros Pangalos a toutefois déclaré que cette conférence était «inutile», dans la logique de son opposition à la Turquie.
Les Quinze sont d’accord sur le fait de voir les relations avec l’ensemble des dix pays candidats d’Europe orientale et centrale plus Chypre se développer jusqu’aux premières adhésions — prévues maintenant au plut tôt en 2003 — dans le cadre de «partenariats d’adhésion». Des rapports de suivi annuels donneraient aux retardataires la possibilité de rejoindre le train des négociations.
Le cas de la Turquie devrait être traité à part du fait des préalables posés par l’UE concernant les droits de l’homme et le règlement de la question chypriote. Si les Grecs devaient donner leur accord — encore loin d’être acquis —, cette stratégie reposerait sur la confirmation officielle de l’éligibilité d’Ankara dans l’UE, sa participation aux réunions périodiques de la Conférence européenne et l’accroissement du champ d’application de l’union douanière commune.
Mais la question du financement de l’élargissement est encore loin d’être réglée. Si l’Allemagne, qui tient absolument à lancer le processus le plus rapidement possible, préfère actuellement glisser sur cette question, il n’en est pas de même pour la France.
«Nous aurions du mal (à Luxembourg) à donner notre accord sur le volet de l’élargissement si nous n’avions rien de précis sur l’autre volet financier», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine.
Cette question recoupe étroitement celle des perspectives financières de l’UE pour la période 2000-2006 regroupées sous le vocable «agenda 2000». La France, comme les autres pays riches, tient absolument au maintien des dépenses de l’UE sous le plafond de 1,27% du PIB, élargissement compris. Mais elle tient à ce qu’on sépare bien le coût des politiques à Quinze d’une part et en tenant compte de l’élargissement d’autre part, «pour ne pas négocier en aveugles».
Des évaluations européennes chiffrent à plus de 75 milliards d’écus (90 milliards USD) les dépenses de l’UE en faveur de l’élargissement pour la période en question.
De leur côté, les pays dépendant le plus des aides régionales (fonds structurels et fonds de cohésion) et notamment l’Espagne, le Portugal et la Grèce ne veulent pas fixer dès maintenant un plafond, qui pourrait se révéler insuffisant à maintenir leurs propres subventions. (AFP)
Les ministres européens des Affaires étrangères n’ont pas réussi à établir de consensus sur l’ensemble de la procédure à adopter pour l’élargissement de l’UE mais ont quasiment accepté l’idée de négociations concrètes avec les six candidats les plus avancés.Selon le ministre luxembourgeois Jacques Poos, les chefs d’Etat et de gouvernement des Quinze devront donc encore se mettre d’accord à la fin de la semaine à Luxembourg à partir de «l’orientation dominante» ressortie des débats.La question du financement du coût de l’élargissement est quant à elle encore loin de faire l’objet d’un accord et selon le ministre luxembourgeois Jacques Poos on ne pourra pas avoir à Luxembourg dans ce domaine «un niveau d’ambition très élevé».«Les positions sont encore lointaines (...) et le sommet de...