L’Alliance groupe, entre autres, les députés Pierre Daccache, Moustapha Saad et Najah Wakim, les anciens députés Habib Sadek, Fouad el-Saad et Albert Mansour ainsi que MM. Elias Habre, Sader Younès, Sayed Frangié, Majed Fayad, Nazih Kabbara, Tarek Chéhab, Nadim Abdel Samad, Imane Younès, Abbas Nahlé, Samah Idriss et Joseph Béchara.
Dans une allocution, M. Daccache a expliqué que l’Alliance «n’est pas un parti mais un groupe d’action démocratique dont le but est de ressusciter la vie politique et de consolider le courant d’opposition démocratique au style de pouvoir autoritaire, sectaire et confessionnel».
Les membres de cette formation, constituée, selon les explications de M. Daccache, d’une centaine de personnes, avait tenu le 14 novembre dernier une réunion préparatoire dans le but d’établir son programme. «Cette alliance est ouverte à tout, aux jurisprudences, à la différence entre les points de vue intellectuels et politiques à condition que la démocratie soit toujours la base de tout dialogue et débat. Quand aux décisions et aux recommandations, elles seront toujours prises sur une base consensuelle», a déclaré M. Daccache soulignant que l’idée de former ce genre de «front» a germé à la suite de la dégradation enregistrée à tous les niveaux politique, social et économique. «Ils» ont paralysé la vie politique, étouffé les libertés publiques, bafoué les droits de l’homme, favorisé les réactions sectaires et confessionnelles et dominé les institutions de l’Etat, causant ainsi la régression du pays», a-t-il accusé, faisant ainsi allusion au Pouvoir.
Quant aux principes que l’Alliance entend défendre, ils sont les suivants: «Obtenir la libération du pays du joug de l’occupation israélienne, préserver l’indépendance, la souveraineté et l’unité du pays, oeuvrer en vue du retour de tous les déplacés chez eux et de l’établissement de l’Etat de droit, consolider le principe de la séparation des pouvoirs en vue de barrer la route devant l’émergence à la tête de l’Etat d’une alliance confessionnelle, sectaire, financière et politique (la troïka), préserver et consolider l’indépendance de la justice, défendre les droits de l’homme et les libertés publiques face aux pressions et aux violations, réaliser la réforme administrative sur base de la préservation de l’administration des immixtions politiques et de la suppression de toutes les instances administratives, financières et économiques créées durant la guerre ou à cause d’elle et devenues une source de gaspillage, élaborer un plan de développement économique à long terme et s’occuper directement des dossiers sociaux».

