L’Organisation de la conférence islamique (OCI), dont le huitième sommet ordinaire se réunit du 9 au 11 décembre à Téhéran, regroupe 55 membres — y compris l’Autorité palestinienne — représentant, avec les minorités musulmanes dans le monde, 1,2 milliard de personnes.
L’OCI a été créée en septembre 1969 lors de la réunion de 24 chefs d’Etat musulmans, à la suite de l’incendie de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem. Elle est devenue en 1971 le «club» des pays ayant l’islam en commun. Son secrétariat général siège à Djeddah, en Arabie Séoudite.
La charte de l’Organisation, adoptée en 1972, fixe comme principal objectif «la promotion de la solidarité islamique». Elle appelle à la coopération entre Etats membres ainsi qu’à la lutte contre la discrimination raciale et le colonialisme.
Un autre but est aussi de «soutenir la lutte du peuple de Palestine et de l’aider à recouvrer ses droits et libérer son territoire» ainsi que de veiller à la sauvegarde des lieux saints de Jérusalem, la troisième ville sainte de l’islam. Le comité Al-Qods a été créé à cet effet en 1975. Il est actuellement présidé par la roi du Maroc Hassan II.
L’OCI présente une grande diversité culturelle et économique: du Mozambique au Surinam et des Républiques musulmanes de l’ex-URSS aux riches monarchies pétrolières du Golfe, en passant par le Sénégal, le Tchad ou l’Indonésie, elle voit cohabiter des Etats aux niveaux de développement fort disparates et souvent rivaux.
L’Organisation chapeaute aussi la Banque islamique de développement (BID), fondée en 1975, qui accorde des crédits gratuits pour aider au développement des Etats membres et des minorités musulmanes des pays non-affiliés.
Le secrétaire général de l’OCI est depuis janvier 1997 le Marocain Ezzeddine Laraki. (AFP)

