Une très large majorité de Britanniques, 65%, veut que la reine Elizabeth II reste sur le trône dans «un avenir prévisible» et n’abdique pas au profit de son fils Charles, selon un sondage publié lundi par le quotidien britannique «Daily Telegraph».
Cette enquête récente de l’institut Gallup tend à montrer que la souveraine, très critiquée après la mort de Diana, a depuis remonté dans l’estime de ses sujets, à la faveur notamment de ses noces d’or avec son époux le prince Philip qu’elle vient de célébrer.
Le prince Charles, qui s’est dépensé sans compter ces dernières semaines pour montrer de lui une image moderne et décontractée en public, profite également du mouvement. Les Britanniques ne sont plus que 41% à souhaiter qu’il renonce à succéder à sa mère au profit de son fils, le prince William, chéri des sujets depuis la mort de Diana, alors qu’ils étaient 51% en septembre.
Une majorité de 54% pense qu’il fera un bon Charles III.
La monarchie britannique a engagé une intense contre-offensive médiatique après la mort de Diana pour montrer qu’elle était désireuse de se rapprocher de ses sujets et de s’éloigner de traditions jugées par beaucoup figées.
La presse, régulièrement alimentée par les confidences du palais de Buckingham, a déjà affirmé que la famille royale pourrait abandonner certains palais et réduire considérablement son train de vie.
Lundi, le «Daily Telegraph» assure que les Windsor songent à présent à restreindre le cérémonial et les rituels entourant la monarchie. Un projet, visant à ce que la souveraine n’inaugure plus qu’une fois par législature la session du Parlement britannique, est notamment à l’étude, écrit notamment le journal.
Actuellement, conformément à une tradition séculaire, la reine le fait chaque année en octobre ou novembre et après chaque élection législative. Un tel changement constituerait une petite révolution car cet acte est l’un des plus symboliques de la monarchie constitutionnelle britannique. (AFP)

