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Actualités - Conferences Internationales

La communauté scientifique attend des gouvernements un signal fort

La communauté scientifique attend des gouvernements «un signal fort pour accélérer la prise de conscience des dangers du réchauffement dans le monde», a souligné samedi le Dr Robert Watson, nouveau président (Américain) du Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC).
«Ce n’est pas maintenant qu’il faut décider ce qui doit être fait pour les cent prochaines années. Nous n’avons jamais précisé les objectifs nécessaires, ce qui est scientifiquement impossible», a-t-il expliqué à l’occasion de la conférence sur le climat à Kyoto.
Il a indiqué pouvoir s’accommoder de «l’option zéro» proposée par les Américains, c’est-à-dire une stabilisation vers 2010 des émissions de CO2.
«Si aucune mesure n’était prise, les émissions continueraient à grimper d’environ 25% à cette date» aux Etats-Unis, a-t-il affirmé.
«Une réduction se situant entre 0 et 15% ne changera rien à l’affaire. Bien sûr, nous la jugeons souhaitable, mais nous avons d’abord besoin que le monde fasse un premier pas. L’important est de parvenir à une stabilisation des gaz à effet de serre à un niveau qui ne soit pas dangereux pour la terre», a-t-il ajouté.

Une stabilisation vitale

Selon lui, «si rien n’est fait, la charge de CO2 en excès dans l’atmosphère risque de passer de 6 milliards de tonnes aujourd’hui à 8 ou 10 en 2020-2030, avec un réchauffement encore plus rapide que celui prévu».
Le GIEC a avancé l’hypothèse d’une élévation moyenne de 2 degrés C. La température s’est déjà élevée de 0,6 degré depuis 1880.
La réussite de cette stabilisation «vitale», passe, pour le Dr Watson, par «une plus grande efficacité énergétique, des économies d’énergie, le développement des énergies renouvelables et pourquoi pas le nucléaire, si le public est prêt à l’accepter».
«Il ne faut pas moins d’énergie mais une énergie plus propre», a-t-il souligné en citant l’exemple de compagnies pétrolières qui viennent de prendre des dispositions pour limiter leurs rejets de CO2.
Le GIEC a insisté sur la nécessité de donner une nouvelle impulsion au «réseau d’observation pour la détection précoce des changements climatiques».
Un tel réseau, a affirmé le Pr Bert Bolin, ex-président du GIEC, est «absolument essentiel» pour que les changements puissent être «détectés à temps». (AFP)
La communauté scientifique attend des gouvernements «un signal fort pour accélérer la prise de conscience des dangers du réchauffement dans le monde», a souligné samedi le Dr Robert Watson, nouveau président (Américain) du Groupe intergouvernemental d’évaluation du climat (GIEC).«Ce n’est pas maintenant qu’il faut décider ce qui doit être fait pour les cent prochaines années. Nous n’avons jamais précisé les objectifs nécessaires, ce qui est scientifiquement impossible», a-t-il expliqué à l’occasion de la conférence sur le climat à Kyoto.Il a indiqué pouvoir s’accommoder de «l’option zéro» proposée par les Américains, c’est-à-dire une stabilisation vers 2010 des émissions de CO2.«Si aucune mesure n’était prise, les émissions continueraient à grimper d’environ 25% à cette date» aux...