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Actualités - Chronologie

Al-Azhar s'oppose à tout hommage de l'Egypte à Bonaparte, le criminel

Cheikh Mohammad Sayed Tantaoui, imam d’al-Azhar, s’est dit opposé à tout hommage égyptien au «criminel» Napoléon Bonaparte, qui avait profané la mosquée d’al-Azhar, mais s’est dit favorable à la célébration du bi-centenaire des liens franco-égyptiens.
«Puisque Napoléon (Bonaparte) a envahi l’Egypte et l’a outragée, il est criminel, et celui qui honore sa mémoire est aussi criminel» que lui, indique l’imam d’al-Azhar, dans une interview publiée hier par l’hebdomadaire gouvernemental al-Ahram al-Arabi.
Mais cheikh Tantaoui estime que la question de la célébration du bicentenaire des relations entre Le Caire et Paris, qui remontent à l’expédition de Bonaparte en Egypte (1798-1801), est du ressort des «responsables politiques» égyptiens.
«Si ces derniers estiment que de telles cérémonies sont dans l’intérêt politique et économique de l’Egypte, qu’elles soient donc les bienvenues», ajoute le dignitaire religieux.
Selon lui, les autorités égyptiennes n’entendent pas «honorer la mémoire de Napoléon Bonaparte, mais la coopération (égypto-française), conforme aux législations de l’islam».
Selon des historiens égyptiens du 19e siècle, Bonaparte avait ordonné, en riposte à la «première révolution» au Caire (octobre 1798) contre l’expédition française en Egypte, le bombardement de la mosquée d’al-Azhar qui avait été profanée par des soldats français.
Le bicentenaire des relations entre Le Caire et Paris est marqué par une centaine de manifestations culturelles entamées cette année et qui doivent se poursuivre en 1998 en Egypte et en France. (AFP)
Cheikh Mohammad Sayed Tantaoui, imam d’al-Azhar, s’est dit opposé à tout hommage égyptien au «criminel» Napoléon Bonaparte, qui avait profané la mosquée d’al-Azhar, mais s’est dit favorable à la célébration du bi-centenaire des liens franco-égyptiens.«Puisque Napoléon (Bonaparte) a envahi l’Egypte et l’a outragée, il est criminel, et celui qui honore sa mémoire est aussi criminel» que lui, indique l’imam d’al-Azhar, dans une interview publiée hier par l’hebdomadaire gouvernemental al-Ahram al-Arabi.Mais cheikh Tantaoui estime que la question de la célébration du bicentenaire des relations entre Le Caire et Paris, qui remontent à l’expédition de Bonaparte en Egypte (1798-1801), est du ressort des «responsables politiques» égyptiens.«Si ces derniers estiment que de telles cérémonies sont dans...