La Conférence de paix sur l’Afghanistan tenue à Ispahan (Iran) a appelé jeudi «toutes les factions en guerre à décréter et appliquer un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel».
«La conférence demande à toutes les parties en guerre de décréter un cessez-le-feu inconditionnel», indique un communiqué publié à l’issue de la réunion, qui s’est tenue de lundi à mercredi
Plusieurs anciens dirigeants afghans membres de l’opposition à la milice islamiste des Taliban ont participé à cette conférence, notamment le président déchu Burhanuddin Rabbani, l’ancien premier ministre Gulbuddin Hekmatyar, et le général Abdul Malik, commandant des forces anti-Taliban dans le nord.
La conférence a également demandé «la libération inconditionnelle de tous les prisonniers de guerre» et «la restauration des droits des femmes», bafoués par les Taliban, au pouvoir à Kaboul.
Condamnant «toute ingérence étrangère dans les affaires afghanes», la conférence d’Ispahan a demandé au sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) de «soutenir ses décisions et objectifs pacifiques».
L’Iran avait critiqué mardi le refus des Taliban de participer à cette conférence. «L’absence des Taliban prouve leur nature belliqueuse», avait estimé l’envoyé spécial iranien pour l’Afghanistan, M. Alaeddine Bouroudjerdi.
Les dirigeants iraniens accusent le Pakistan de soutenir politiquement et militairement les Taliban, avec l’appui des Etats-Unis et de l’Arabie Séoudite.
L’Iran, pays chiite, est farouchement opposé aux Taliban, une milice sunnite, qui a été reconnue par le Pakistan comme le gouvernement légitime à Kaboul. (AFP)

