La réforme de la structure militaire intégrée de l’OTAN reste «inachevée» et ne permet pas à la France de la réintégrer, a expliqué mercredi à Paris le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Anne Gazeau-Secret.
«La réforme de la structure militaire de l’OTAN reste inachevée en ce qui concerne le développement au sein de l’Alliance de l’identité européenne de sécurité et de défense et en ce qui concerne la nécessité d’un meilleur partage des responsabilités entre Européens et Américains», a-t-elle expliqué.
«De ce fait, et sans s’opposer à l’adoption de la réforme, la France considère que les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour sa pleine participation», a-t-elle ajouté.
«Cet accord constitue une étape importante dans le processus d’adaptation de l’OTAN et va dans le sens d’une plus grande flexibilité et d’une rationalisation de la structure militaire de l’Alliance», a toutefois souligné le porte-parole du Quai d’Orsay.
«La réforme devra se poursuivre et la France reste disposée et prête au dialogue», a-t-elle conclu.
La France est absente des états-majors de l’Alliance depuis 1966 et sa décision de rester hors de la structure militaire de l’Alliance était certaine depuis juillet.
Paris a en effet demandé en vain pendant plus d’un an l’attribution à un Européen du commandement régional Sud de l’OTAN, mais Washington s’y est opposé en arguant d’«intérêts vitaux» en Méditerranée.
L’adoption de la nouvelle structure intégrée de l’OTAN permet en revanche la pleine intégration de l’Espagne, membre de l’Alliance depuis 1986. Madrid va ainsi pouvoir participer aux nouveaux commandements militaires intégrés prévus à partir de 1999, année des intégrations prévues de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie. (AFP)

