«Le comte Spencer est devenu en une nuit l’un des hommes les plus insultés de Grande-Bretagne», résumait dimanche le Sunday Times, qui consacre deux pleines pages à la saga du divorce de Charles, 33 ans, et Victoria, 32 ans.
Dans un bel ensemble, la presse britannique ne boude pas le plaisir de prendre sa revanche sur le comte, qui l’avait vigoureusement vilipendée lors des funérailles de la princesse Diana, et fait le bilan d’une semaine calamiteuse pour Charles Spencer devant un tribunal de Cape Town.
Le comte a ainsi successivement entendu les avocats de sa femme l’accuser d’avoir eu une douzaine de liaisons en 5 mois, alors qu’elle était soignée en clinique psychiatrique, ou de lui avoir annoncé brutalement qu’il ne l’aimait plus alors qu’il était dans son bain.
Il a pu également voir son épouse arriver radieuse au tribunal accompagnée d’une de ses anciennes maîtresses, et lire dans toute la presse la reproduction des lettres qu’il avait envoyées à la-dite maîtresse, Chatal Collopy.
Dans ces missives, le comte accusait son épouse d’être «immature», mais reconnaissait avoir été «un affreux tyran», «sans pitié» et «brutal» avec Victoria, avouant même qu’«elle méritait mieux».
Pour alimenter un peu plus le tableau du parfait goujat, Chantal Collopy détaillait dimanche dans News of the World, sur six pages, les détails de sa liaison avec le comte, expliquant comment il l’avait quittée après qu’elle ait divorcé et comment elle avait décidé d’aider Victoria à gagner son divorce.
Le Sunday Mirror renchérissait en affirmant qu’une autre maîtresse, Sally Ann, s’apprêtait à se rallier au clan des femmes bafouées.
Alors que le Sunday Times suggérait que «quelque chose dans les gênes des Spencer conduit à l’apparition des pires côtés d’un hommes», The People concluait de tout ce déballage que, «sans l’ombre d’un doute, l’attitude arrogante et égoïste de l’aristocratie est toujours vivante en Angleterre». (AFP)


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