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Actualités - Chronologie

Michael Chang au creux de la vague (photo)

Michael Chang est fatigué. Malgré les honneurs, sa place de numéro trois mondial, ses millions de dollars engrangés en dix ans de carrière, le moral du joueur américain est au plus bas.
Sa défaite en Coupe Davis face au sémillant Jonas Bjorkman, une des révélations de la saison, n’a fait qu’accentuer sa déprime.
Chang a été surclassé dans tous les domaines et n’a jamais pu retrouver ce qui fait sa force principale et efface le handicap de sa petite taille: une résistance de tous les instants, sur tous les points.
«Je pense qu’en ce moment, je ne suis franchement pas au mieux. Chaque jour, cela devient difficile de se lever et d’aller travailler.
Je travaille dur et je perds, je ne peux pas expliquer pourquoi, j’aimerais pouvoir le faire», dit-il.
Un travail acharné fut le secret de la réussite de Chang, devenu le plus jeune joueur à remporter un match à l’US Open, à l’âge de 15 ans, en 1987.
Deux ans plus tard, Chang devenait le plus jeune joueur à gagner Roland-Garros, à l’issue d’un match mémorable face à Ivan Lendl.
La rage de vaincre du jeune Américain, qui avait servi à la cuillère en raison d’un début de crampe, avait eu raison du Tchécoslovaque, pourtant vainqueur des deux premiers sets.

Dans l’ombre de Rafter et Bjorkman

Mais depuis cette victoire, Chang n’a remporté aucun titre du grand Chelem.
Bien qu’il ait régulièrement figuré pendant les années 1990 dans le Top Cinq, l’Américain n’a pas réussi à confirmer son talent dans les grands tournois, même s’il s’est hissé en finale des Internationaux d’Australie et de l’US Open en 1996.
Cette année, Chang n’a pu faire mieux que les demi-finales. Pire, après ses quatre titres remportés au printemps, il n’a pas gagné un seul match depuis l’US Open.
L’inévitable s’est donc produit, Patrick Rafter lui a ravi sa place de numéro deux mondial en fin de saison. Rafter, tout comme Bjorkman, sont considérés comme les valeurs montantes du tennis, capables un jour, qui sait, de faire chuter Pete Sampras de son piédestal de numéro un mondial. Le nom de Chang, en revanche, est rarement mentionné.
Son comportement silencieux, sa foi en Dieu, sa discrétion, en font un joueur peu charismatique qui se déplace avec ses parents de tournoi en tournoi.
Depuis dix ans, Michael Chang n’a connu qu’une chose, qu’une obsession, le tennis, mais son entêtement ne suffit plus.
Michael Chang est fatigué. Malgré les honneurs, sa place de numéro trois mondial, ses millions de dollars engrangés en dix ans de carrière, le moral du joueur américain est au plus bas.Sa défaite en Coupe Davis face au sémillant Jonas Bjorkman, une des révélations de la saison, n’a fait qu’accentuer sa déprime.Chang a été surclassé dans tous les domaines et n’a jamais pu retrouver ce qui fait sa force principale et efface le handicap de sa petite taille: une résistance de tous les instants, sur tous les points.«Je pense qu’en ce moment, je ne suis franchement pas au mieux. Chaque jour, cela devient difficile de se lever et d’aller travailler.Je travaille dur et je perds, je ne peux pas expliquer pourquoi, j’aimerais pouvoir le faire», dit-il.Un travail acharné fut le secret de la réussite de Chang, devenu...