M. Ishigaki a fait cette déclaration à sa sortie du palais Bustros, à l’issue d’un entretien avec le secrétaire général par intérim du ministère des Affaires étrangères Samir Khoury.
Il a indiqué que l’entretien a eu lieu à la demande du palais Bustros et que M. Khoury lui a demandé d’informer Tokyo du souhait du gouvernement libanais d’un maintien de la contribution japonaise au budget de l’UNRWA.
«Des réformes globales sont en cours au Japon et comportent des coupes dans l’aide à l’étranger. Notre contribution aux organisations internationales pourrait donc être réduite», a indiqué l’ambassadeur.
Il a néanmoins souligné que son gouvernement faisait «son possible» afin d’éviter toute réduction de sa contribution à l’UNRWA, dont le budget a déjà largement souffert des coupes décidées cette année par plusieurs pays donateurs.
Les répercussions négatives de ces coupes avaient provoqué durant l’été dernier des manifestations dans les camps palestiniens du Liban.
M. Ishigaki a ajouté que le 4 novembre dernier, en réponse à un appel urgent de l’UNRWA, Tokyo avait décidé d’octroyer à cet organisme un don spécial d’un million de dollars, consacré au budget de la santé.
Il a affirmé que le Japon a octroyé depuis 1993 aux Palestiniens, tant par le biais de l’UNRWA que par les accords d’assistance bilatéraux, un montant total de 310 millions de dollars.
Par ailleurs, M. Ishigaki a nié, en réponse à une question, que son gouvernement ait demandé au Liban de rembourser sa dette à son égard, rappelant que Tokyo attendait au contraire que le Parlement libanais approuve les prêts déjà accordés pour examiner d’autres projets dans ce pays.

