«Personne ne pourra m’empêcher de courir», a affirmé la jeune femme, 20 ans, qui avait annoncé début novembre avoir cessé de s’entraîner, affirmant même craindre pour sa vie après que certains dirigeants sportifs eurent tenté d’établir avec elle des «relations personnelles étroites».
Elle accuse d’autre part les responsables de sa Fédération de retenir la prime de 30.000 dollars (180.000 francs) promise pour sa médaille d’argent des Mondiaux d’Athènes.
Le ministre de la Communication sri-lankais Mangala Samaraweera avait traité la sportive de «stupide, naïve et mentalement dérangée», mais son homologue des sports, B. Dissanayake, s’était déclaré prêt à ouvrir une enquête sur les accusations formulées par l’athlète. Fait exceptionnel, l’affaire avait même donné lieu à un débat au Parlement sri-lankais.
Depuis, le ministère des Sports a publié la liste des cadeaux que Jayasinghe avait reçus du gouvernement après sa médaille d’argent à Athènes. Parmi ces cadeaux figurent deux appartements, selon la presse.
Marathons en altitude
Deux marathons organisés la semaine dernière à haute altitude dans les Andes ont permis de tester les capacités des athlètes dans ces conditions extrêmes, sans qu’aucun abandon pour insuffisance en oxygène n’ait été à déplorer. Le Bolivien Mariano Mamani s’est imposé dans le marathon de la Meseta del Bombon, à 4300 mètres d’altitude, en 2h 38 min 23 (à titre indicatif: le record du marathon de New York est de 2h 08 min 01). Le Péruvien Juan Jose Castillo a remporté le grand marathon des Andes, couru au-dessus de 3200 mètres, en 2h 24 min 44 sec, devant des concurrents venus de tout le continent, mais aussi d’Afrique et d’Europe. La première femme, la Péruvienne Marilu Salazar, a réalisé un temps de 2h 48 min 13 sec. (AFP)


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