L’UNESCO a lancé à Paris un «appel au partenariat» privé pour la poursuite des fouilles sur le célèbre site de l’Homme de Pékin, inscrit sur la liste du patrimoine de l’humanité.
Située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Pékin, la grotte de Zhoukoudian a livré dès 1921 les premiers fossiles d’homo erectus chinois, ou sinanthrope, vieux de quelque 500.000 ans. Les scientifiques sont persuadés que le site, qui a servi pendant plusieurs centaines de milliers d’années de bivouac aux hommes préhistoriques, renferme encore de nombreux vestiges de première importance puisque seul un tiers en a été réellement fouillé.
A l’occasion de la remise d’une expertise géologique réalisée par la société publique Electricité de France (EDF), l’organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture a lancé un appel aux entreprises internationales pour contribuer à son «Projet Homme de Pékin», d’un budget global de 2,5 millions de dollars, soit par des financements, soit par des aides technologiques.
Le recours à des techniques d’analyse géologique et géophysique ultramodernes (mesures électromagnétiques, microgravimétriques, etc.), habituellement utilisées par EDF pour ausculter les chantiers de centrales électriques ou de barrages hydrauliques, a apporté une lumière nouvelle sur le potentiel du site.
L’expertise, d’un coût de 140.000 dollars, a nécessité un mois de travail sur le terrain et un an d’interprétation des mesures et a permis la localisation de cavités jusqu’alors inconnues.
«Sous le sol de la grotte elle-même, dont 40 mètres de niveaux d’occupation ont été creusés à ce jour, il y a encore dix et, par endroit, vingt mètres de sédiments meubles non fouillées», a précisé Marc Albouy, contrôleur général d’EDF.
En fait, cette expertise anticipe légèrement le programme puisque la reprise des fouilles n’est inscrite qu’à la fin du «Projet Homme de Pékin» lancé en 1995 par l’UNESCO en collaboration avec la Chine et l’association Assistance Ethno, créée par la compagnie française Mondial Assistance pour réunir les moyens nécessaires à la restauration du site. (AFP)

