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Actualités - Chronologie

Ultimatum d'Ankara à l'Union européenne


Le Conseil national de sécurité turc (MGK) a décidé que l’adhésion à l’Union européenne «ne sera plus à l’ordre du jour de la Turquie» si l’UE ne prend pas une décision favorable à Ankara lors de son sommet de décembre, a-t-on appris jeudi de source proche du Conseil.
Lors de sa réunion mensuelle, mercredi à Ankara, le MGK, organe tout-puissant par lequel l’armée exerce son influence politique, a estimé que l’UE «leurre la Turquie avec de fausses promesses à propos de son adhésion», selon la même source.
Les membres du MGK «ont atteint un consensus sur le principe selon lequel l’adhésion à l’UE ne sera plus à l’ordre du jour de la Turquie» si le sommet européen des 13 et 14 décembre à Luxembourg prend une décision défavorable, a-t-elle dit.
Elle n’a pas précisé le sens exact de cette expression.
Dans un entretien avec le quotidien «La Libre Belgique», publié mercredi et diffusé jeudi par le ministère turc des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie turque Ismail Cem avait utilisé les mêmes termes.
«Est-ce que l’UE considère la Turquie, ouvertement, franchement, comme candidate dans l’actuel processus d’élargissement? C’est à elle de décider», avait dit M. Cem dans cet entretien.
«Nous n’allons pas axer le prochain millénaire, notre avenir politique et toutes nos relations extérieures sur un tel paramètre. Je veux encore considérer (possible) une réponse positive. Mais si c’est le choix de l’UE (ne pas donner une telle réponse), alors nous n’aurons plus l’Union au sommet de notre ordre du jour politique», avait-il ajouté.
Pressé d’expliquer ce qu’il voulait dire, M. Cem avait répondu: «Oh, nous aurons encore un accord douanier. Mais l’Union sera comme toute organisation internationale avec laquelle nous entretenons des relations».
Le sommet européen de Luxembourg doit se prononcer sur l’ouverture de négociations d’adhésion avec onze pays candidats à l’UE, dont les pays de l’Est et Chypre, et sur la situation de la Turquie pour l’inclure ou non dans les plans d’élargissement.
La Commission européenne avait recommandé en juillet d’ouvrir en 1998 des négociations d’adhésion avec cinq pays d’Europe de l’Est, plus Chypre. Le fait que la Turquie ne figurait pas dans cette recommandation a grandement irrité Ankara qui, en outre, est contre l’adhésion de Chypre avant la sienne ou avant un règlement du problème de l’île.
La Turquie avait demandé mercredi à l’UE d’adopter une position plus claire à son égard, affirmant qu’elle avait déjà exposé la sienne sur les plans d’élargissement de l’UE.
La Turquie est liée à l’UE par un accord d’association signé en 1963 et qui prévoit une adhésion à terme.
Parmi les obstacles cités à l’adhésion de la Turquie, figurent sa mauvaise performance en matière de droits de l’homme et le problème kurde, ses mauvaises relations avec la Grèce et la question de Chypre. (AFP)

Le Conseil national de sécurité turc (MGK) a décidé que l’adhésion à l’Union européenne «ne sera plus à l’ordre du jour de la Turquie» si l’UE ne prend pas une décision favorable à Ankara lors de son sommet de décembre, a-t-on appris jeudi de source proche du Conseil.Lors de sa réunion mensuelle, mercredi à Ankara, le MGK, organe tout-puissant par lequel l’armée exerce son influence politique, a estimé que l’UE «leurre la Turquie avec de fausses promesses à propos de son adhésion», selon la même source.Les membres du MGK «ont atteint un consensus sur le principe selon lequel l’adhésion à l’UE ne sera plus à l’ordre du jour de la Turquie» si le sommet européen des 13 et 14 décembre à Luxembourg prend une décision défavorable, a-t-elle dit.Elle n’a pas précisé le sens exact de cette...