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Actualités - Chronologie

Okpara, le guerrier modeste du Racing (photo)

Après Marco Negri et Robbie Fowler, c’est au tour de sa majesté Ronaldo d’avoir subi la loi de Godwin Okpara, mardi soir à Strasbourg (Est) en huitièmes de finale aller de la Coupe de l’UEFA.

Comme l’Italien des Glasgow Rangers et l’Anglais de Liverpool, le Brésilien a été étouffé par le défenseur nigérian.
L’homme ne paie pourtant pas de mine avec ses 1,77m et 73 kg. Mais son excellente technique — il a longtemps joué milieu du terrain —, son sens de l’anticipation, sa vivacité dans les interventions, sa détente verticale enfin, en font un joueur indispensable.
Son entraîneur Jacky Duguépéroux le dépeint comme un «très grand stoppeur». Alexandre Vencel, encore remarquable contre l’Inter, est surtout étonné par son flegme. «Affronter Ronaldo ne lui posait aucun problème, raconte le gardien slovaque. Avant le match, il était totalement décontracté. Il est d’ailleurs toujours cool dans la vie». Un avis que confirme son pote, mais adversaire mardi soir, Taribo West. «Godwin, je le connais bien. Nous avons débuté ensemble voilà une dizaine d’années à Obanta United, un club de Lagos. Impossible de lui faire perdre son calme».

Les «Super Eagles»
en tête

Dans les vestiaires, Okpara semble tout surpris d’être la proie des médias. «J’ai fait mon boulot, commente-t-il sobrement en anglais. J’ai juste appliqué les consignes du «coach» de monter sur Ronaldo. Il faut être avant lui sur le ballon. A tout moment, il peut faire quelque chose d’imprévisible. Contrer ce type de joueurs requiert un maximum de concentration».
Comme s’il regrettait d’en avoir trop dit sur sa performance, il ajoute aussitôt: «Le succès de Strasbourg est avant tout d’ordre collectif. Mais attention, nous ne sommes pas encore qualifiés, même si 2-0 semble un score parfait».
Défenseur à la réputation exemplaire, il se défend d’avoir voulu faire mal au Brésilien sur le tacle qui provoqua sa sortie à la 70e minute. «J’ai juste cherché à le contrer, plaide-t-il. Je n’ai pas l’impression d’avoir commis un acte répréhensible».
A 25 ans, Okpara, recruté en 1996 par Strasbourg, après avoir, comme beaucoup de Nigérians, emprunté la filière belge (Beerschot, Antwerp et Alost), paraît atteindre sa plénitude.
Paradoxalement, il n’est pas titulaire en équipe nationale du Nigeria où il ne compte que très peu de sélections. «Les Super Eagles forment une très bonne équipe, capable de réaliser une grande performance en France», souligne Godwin qui compte bien y gagner sa place malgré la concurrence extrêmement rude.
Sur ce qu’il montre actuellement avec Strasbourg, il serait étonnant que le futur entraîneur des «Super Eagles» se prive de ses services. (AFP)
Après Marco Negri et Robbie Fowler, c’est au tour de sa majesté Ronaldo d’avoir subi la loi de Godwin Okpara, mardi soir à Strasbourg (Est) en huitièmes de finale aller de la Coupe de l’UEFA.Comme l’Italien des Glasgow Rangers et l’Anglais de Liverpool, le Brésilien a été étouffé par le défenseur nigérian.L’homme ne paie pourtant pas de mine avec ses 1,77m et 73 kg. Mais son excellente technique — il a longtemps joué milieu du terrain —, son sens de l’anticipation, sa vivacité dans les interventions, sa détente verticale enfin, en font un joueur indispensable.Son entraîneur Jacky Duguépéroux le dépeint comme un «très grand stoppeur». Alexandre Vencel, encore remarquable contre l’Inter, est surtout étonné par son flegme. «Affronter Ronaldo ne lui posait aucun problème, raconte le gardien...