Les femmes afghanes ont été réadmises dans des hôpitaux de Kaboul par les fondamentalistes islamistes au pouvoir après en avoir été majoritairement exclues en septembre, a déclaré le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
La décision de confiner les femmes dans une clinique séparée unique et sous-équipée avait provoqué des protestations des organisations humanitaires et l’envoi de deux missions de l’ONU dans le pays majoritairement dirigé par les Taliban après dix-huit ans de guerre.
Le ministère de la Santé a annoncé le 16 septembre sa décision de ne plus admettre les femmes dans les 22 hôpitaux de la capitale et de les diriger vers une clinique de quelques dizaines de lits, en cours de construction et sans unité de chirurgie.
Dans le même temps, les milices islamistes qui se sont emparées de Kaboul il y a plus d’un an avaient décidé que le personnel médical féminin devait cesser ses activités dans les hôpitaux. Seules quelques femmes étaient autorisées à travailler dans la clinique réservée aux femmes.
La clinique devait avoir une capacité de 120 lits après reconstruction alors que Kaboul compte environ 500.000 femmes, la moitié de sa population.
Le CICR a estimé qu’il s’agissait d’une mesure discriminatoire qui empêchait les femmes de recevoir des soins adéquats.
Après deux mois de négociations avec le gouvernement, le CICR qui finance les deux principaux établissements hospitaliers de Kaboul a obtenu des autorités que les femmes soient réadmises dans l’ensemble des hôpitaux, a dit Joeg Stoecklin, porte-parole de la Croix-Rouge.
Le 18 novembre, 55 femmes étaient hospitalisées dans les établissements de Karte Seh et Wazir Akhbar Khan, gérés par le CICR, et la majorité du personnel soignant féminin avait repris son travail. Des femmes ont également été réadmises dans un autre hôpital, Ali Abad. (AFP)

