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Actualités - Chronologie

Cent dix prévenus comparaissent à Doha pour haute trahison

La première audience du procès de 110 personnes accusées d’être impliquées dans un coup d’Etat manqué à Qatar en 1996 s’est tenue mercredi à Doha, et la prochaine séance a été fixée au 11 février.

Dix étrangers figurent parmi les accusés: deux Egyptiens, jugés par contumace, deux Séoudiens, un Bahreini, trois Palestiniens, un Sri Lankais et un Tanzanien, lui aussi jugé par contumace.
Les 100 autres accusés sont des Qatariotes, dont 63 se sont présentés devant le tribunal.
Le procès se tient alors que les relations sont extrêmement tendues entre l’Egypte et Qatar, en raison notamment des critiques du Caire contre la Conférence économique sur le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, tenue à Doha à la mi-novembre, avec la participation d’Israël.
Le chef de la diplomatie qatariote, cheikh Hamad ben Jassem al-Khalifa, avait alors affirmé que la campagne de presse égyptienne contre son pays avait pour objectif «de régler des comptes» avec Qatar après l’échec du coup d’Etat qui avait reçu, selon lui, l’appui du Caire.
Qatar avait accusé l’ancien émir, cheikh Khalifa ben Hamad al-Thani, évincé par son fils en 1995, d’avoir commandité la tentative de coup d’Etat, en collaboration avec des pays étrangers non identifiés.
Les 110 personnes, jugées par le tribunal pénal qatariote, encourent la peine capitale ou la prison à vie, a-t-on appris de source judiciaire. Mais l’émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, peut accorder sa grâce ou alléger les peines.

Généraux à la retraite

A la demande de la défense, l’acte d’accusation n’a pas été lu pendant l’audience.
De source judiciaire, on apprend, cependant, que les 110 personnes sont accusées d’avoir «tenté de déposer l’émir par la force, porté des armes contre Qatar, mené des activités d’intelligence avec des pays étrangers pour perpétrer des actes hostiles, divulgué un secret militaire de Qatar et incité à l’assassinat de l’émir».
Les ambassadeurs américain et britannique, ainsi que le chargé d’affaires russe à Qatar, assistaient au procès. Les autorités qatariotes avaient invité les représentants des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU (Russie, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Chine) et d’Amnesty International à assister au procès.
Lors de l’audience, qui a duré 40 minutes, certains accusés ont affirmé avoir été empêchés de contacter leurs familles durant quinze mois et avoir été privés du droit de se défendre.
Le tribunal a décidé de désigner 13 avocats d’office pour défendre les accusés qui seront maintenus en détention.
Selon un diplomate à l’ambassade d’Egypte à Qatar, qui a requis l’anonymat, les deux Egyptiens, Attiya Badri Attiya et Ahmad Tawfic Saïd, sont des généraux à la retraite de l’armée égyptienne qui travaillaient comme conseillers de l’armée qatariote.
Il a assuré que les deux hommes étaient en vacances dans leurs pays lors du coup d’Etat manqué en février 1996. A son retour à Doha, l’un d’eux avait été arrêté pendant une dizaine de jours et interrogé. Il avait ensuite repris son travail pendant deux ou trois mois avant de démissionner. Le deuxième avait préféré rester en Egypte après avoir appris l’arrestation de son collègue. (AFP)
La première audience du procès de 110 personnes accusées d’être impliquées dans un coup d’Etat manqué à Qatar en 1996 s’est tenue mercredi à Doha, et la prochaine séance a été fixée au 11 février.Dix étrangers figurent parmi les accusés: deux Egyptiens, jugés par contumace, deux Séoudiens, un Bahreini, trois Palestiniens, un Sri Lankais et un Tanzanien, lui aussi jugé par contumace.Les 100 autres accusés sont des Qatariotes, dont 63 se sont présentés devant le tribunal.Le procès se tient alors que les relations sont extrêmement tendues entre l’Egypte et Qatar, en raison notamment des critiques du Caire contre la Conférence économique sur le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, tenue à Doha à la mi-novembre, avec la participation d’Israël.Le chef de la diplomatie qatariote, cheikh Hamad ben Jassem...