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Actualités - Chronologie

Menacé de dissolution, le Refah pourrait renaître sous un autre nom

L’ancien premier ministre islamiste turc Necmettin Erbakan a ordonné à ses collaborateurs de terminer les préparatifs de création d’un nouveau parti, pour contrer les effets de la dissolution probable de son Parti de la prospérité (Refah), ont indiqué ses proches.
«Si le Refah est dissous, naturellement nous nous réorganiserons sous un nouveau nom», a déclaré un vice-président du parti, Abdulkadir Aksu.
Une procédure est actuellement en cours contre le Refah devant la plus haute instance judiciaire de Turquie, la Cour constitutionnelle, un procureur ayant demandé sa dissolution sous l’accusation d’avoir «remis en cause la laïcité de l’Etat».
M. Erbakan a fait son dernier plaidoyer pour son parti la semaine dernière et la Cour devrait rendre son verdict courant décembre.
Les dirigeants du Refah avaient déjà laissé entendre qu’en cas de dissolution, ils reformeraient le parti sous un autre nom.
«Nous continuons d’espérer que le Refah ne sera pas dissous. Mais s’il l’est, nous prendrons nos propres mesures», a ajouté M. Aksu.
Un autre député proche de M. Erbakan, Bedri Incetahtaci, a déclaré: «Il est clair qu’on ne peut pas fermer un parti de plus de quatre millions de membres en disant tout simplement: «Voilà, vous êtes interdits». Il y a des mesures contre cela».
Le Refah, parti le plus nombreux au Parlement, avait obtenu 21% des voix aux élections de décembre 1995 et compte 150 députés sur 550 à l’assemblée.
«Vous devez être prêts à faire face à une décision de la Cour de dissoudre le Refah», a déclaré M. Erbakan lors d’une réunion du parti pendant le week-end, selon les quotidiens Sabah et Yeni Tuzyil.
«En cas de dissolution, nous devons adopter formellement un nouveau nom, changer les plaques au siège de notre parti et continuer notre travail aussi normalement que possible», a-t-il ajouté, selon les journaux.
Le procureur Vural Savas avait demandé en mai dernier à la Cour de dissoudre le Refah, qu’il accuse d’être un foyer d’activités contraires au principe de la laïcité de l’Etat, inscrit dans la Constitution turque.
«Aucun parti, en Turquie ou à l’étranger, n’a mérité autant que le Refah d’être dissous», avait dit M. Savas le 11 novembre devant la Cour.
Pour leur part, les dirigeants du Refah affirment défendre les principes de la démocratie et des droits de l’homme.
La plupart des analystes estiment que la dissolution du Refah est inécluctable.
Une telle décision entraînerait pour M. Erbakan la perte de son siège de député et de l’immunité parlementaire qui l’a protégé jusqu’ici de poursuites en justice sous l’accusation d’incitation à la haine religieuse, ont indiqué les médias turcs.
Cette accusation se rapporte à des propos tenus par M. Erbakan, avant son arrivée au pouvoir, que l’«ordre juste», préconisé par le Refah, «s’imposera de toute façon, la question étant de savoir si ce sera pacifiquement ou par le sang». (AFP)
L’ancien premier ministre islamiste turc Necmettin Erbakan a ordonné à ses collaborateurs de terminer les préparatifs de création d’un nouveau parti, pour contrer les effets de la dissolution probable de son Parti de la prospérité (Refah), ont indiqué ses proches.«Si le Refah est dissous, naturellement nous nous réorganiserons sous un nouveau nom», a déclaré un vice-président du parti, Abdulkadir Aksu.Une procédure est actuellement en cours contre le Refah devant la plus haute instance judiciaire de Turquie, la Cour constitutionnelle, un procureur ayant demandé sa dissolution sous l’accusation d’avoir «remis en cause la laïcité de l’Etat».M. Erbakan a fait son dernier plaidoyer pour son parti la semaine dernière et la Cour devrait rendre son verdict courant décembre.Les dirigeants du Refah avaient déjà...