Alors que tout ce que compte l’Europe de têtes couronnées convergeait vers Londres, le sondage montre que la famille royale aura fort à faire pour redorer son blason, surtout auprès des jeunes.
Chez ces derniers, un sur cinq seulement juge importante la monarchie et, dans l’ensemble du Royaume-Uni, 32% seulement de l’échantillon sondé apportent leur soutien à la famille royale, contre 65% en 1983.
Il semblerait pourtant, à en juger par l’importance que les médias lui accordent, que la famille royale ait quelque peu regagné en popularité, après la chute brutale qu’elle avait subie au lendemain de la mort de la princesse Diana. On lui avait alors reproché sa froideur et son apparente indifférence face à cette mort tragique.
Depuis, on n’a eu de cesse dans l’entourage de souligner que la modernisation d’une monarchie aujourd’hui millénaire était désormais prioritaire.
La reine, manteau et robe rouge vif, était mercredi l’invitée d’honneur à un déjeuner donné à l’historique Guildhall de la City, suivi dans la soirée par une soirée de gala organisée par son plus jeune fils, le prince Edouard, au Royal Festival Hall.
«Annus horribilis»
Alors que le mariage de la souveraine a résisté au temps, ceux de trois de ses enfants — le prince Charles, la princesse Anne et le prince Andrew — ont pris fin sur des divorces. Edouard quant à lui est toujours célibataire.
Au dejeuner du Guildhall, le prince Philip a pris la défense de sa progéniture.
«Comme toutes les familles, nous avons connu toutes les joies et toutes les tribulations d’élever des enfants».
«Naturellement, je fais preuve de parti pris, mais je pense que nos enfants ont plutôt bien réussi dans des circonstances très difficiles et très exigeantes. J’espère que l’on nous pardonnera de nous montrer fiers d’eux». (Reuters)

