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Actualités - Chronologie

Pekin souhaite accélérer les pourparlers avec Taiwan

La Chine souhaite «accélérer» les discussions politiques avec Taïwan afin de mettre un terme à l’hostilité entre les deux parties, a déclaré mardi à Pékin le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Les pourparlers entre Pékin et Taïpeh ont été suspendus en 1995, lors de la visite aux Etats-Unis du président taïwanais Lee Teng-hui, accusé par la Chine d’être favorable à une indépendance formelle de l’île considérée par Pékin comme une province rebelle.
Selon le porte-parole Shen Guofang, Pékin et Taïpeh doivent «accélérer les discussions politiques afin de mettre un terme à l’hostilité entre les deux parties».
Taïwan et la Chine doivent aussi «accélérer la mise en place de liens directs pour le commerce comme pour les échanges de personnes», a-t-il ajouté, reprenant deux des huit propositions formulées par le président chinois Jiang Zemin en 1995, avant la suspension des discussions avec Taïwan.
«Nous espérons que la partie taïwanaise répondra positivement à ces huit propositions», a poursuivi M. Shen au cours du point de presse bi-hebdomadaire du ministère des Affaires étrangères.
Les contacts directs sont pratiquement interdits entre Taïwan et la Chine et l’essentiel du commerce entre les deux parties transite par Hong Kong. Depuis la rétrocession de Hong Kong en juillet, le régime chinois milite pour une réunification avec Taïwan sur la même base d’«un pays - deux systèmes».
Le porte-parole a refusé de commenter les propos attribués lundi au principal négociateur chinois chargé de Taïwan, Wang Daohan. Ce dernier aurait fait une importante concession à Taïpeh dans le sens d’un statut égal pour les deux parties lors d’éventuels pourparlers en vue de leur réunification.

Souplesse

«Une seule Chine n’équivaut pas à la République populaire de Chine ni à la République de Chine (Taïwan), mais à une Chine réunifiée et bâtie conjointement par les peuples des deux rives du détroit de Taïwan», avait déclaré M. Wang, cité par un mouvement taïwanais favorable à la réunification.
Après ces déclarations, le président taïwanais Lee Teng-hui avait indiqué que son gouvernement ferait preuve de «souplesse» dans ses relations avec Pékin. Taïwan accepte de discuter avec Pékin à condition que les deux parties soient traitées sur un pied d’égalité et non en reléguant Taïwan au rang de province chinoise.
Cet apparent réchauffement entre les deux rives du détroit contraste avec la nette détérioration provoquée au début du mois par des propos de Lee Teng-hui sur l’indépendance de l’île.
Alors que Pékin a averti qu’une déclaration formelle d’indépendance à Taïwan serait un casus belli, M. Lee avait déclaré dans une interview au «Times» de Londres et au «Washington Post» que l’île est un Etat indépendant et souverain «comme la France et la Grande-Bretagne».
Mais mardi, le «China Daily» est revenu à la charge contre Lee Teng-hui, l’accusant de ne pas être sincèrement favorable à la réunification de la Chine.
Selon le quotidien de langue anglaise, les déclarations de Lee Teng-hui montrent «qu’il n’a aucune sincérité à propos de la réunification de la Chine et l’amélioration des relations dans le détroit de Taïwan». (AFP)
La Chine souhaite «accélérer» les discussions politiques avec Taïwan afin de mettre un terme à l’hostilité entre les deux parties, a déclaré mardi à Pékin le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Les pourparlers entre Pékin et Taïpeh ont été suspendus en 1995, lors de la visite aux Etats-Unis du président taïwanais Lee Teng-hui, accusé par la Chine d’être favorable à une indépendance formelle de l’île considérée par Pékin comme une province rebelle.Selon le porte-parole Shen Guofang, Pékin et Taïpeh doivent «accélérer les discussions politiques afin de mettre un terme à l’hostilité entre les deux parties».Taïwan et la Chine doivent aussi «accélérer la mise en place de liens directs pour le commerce comme pour les échanges de personnes», a-t-il ajouté, reprenant deux des huit...