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Actualités - Chronologie

Très peu angéliques les lolitas japonaises

Contrairement à ce que croient trop souvent leurs parents, les collégiens et collégiennes au Japon ne sont pas des anges, un sur cinq reconnaissant avoir volé dans les magasins et un sur sept contacté un «club de rencontres» avec des adultes, révèle un sondage.
Ce sondage a été réalisé simultanément auprès de 2.400 parents et leurs enfants qui se sont vu remettre séparément un questionnaire identique. Les réponses montrent à quel point les parents se font des illusions sur leurs rejetons, soulignent les médias japonais.
C’est ainsi que 90% des parents estiment que leurs enfants de troisième année du secondaire (14 à 15 ans) n’ont jamais volé dans les magasins, touché à une cigarette ou téléphoné à un club de rencontres. Les réponses des adolescents font apparaître une image quelque peu différente.
Si 56,3% des jeunes filles de cet âge déclarent «éprouver une forte aversion» pour les «rencontres compensées» avec des adultes, 12,5% déclarent «ne pas sentir de forte aversion» et 4,2% disent «ne pas sentir du tout d’aversion» pour ces rencontres qui souvent mènent à la prostitution.
Moins de un pour cent (0,8%) des jeunes filles interrogées reconnaissent avoir elles-mêmes déjà pris part à ces «rencontres compensées» (Enjo Kosai en japonais).
Ces rencontres avec des adultes inconnus arrangées par téléphone sont devenues un phénomène de société au Japon depuis quelques années.
Les jeunes filles peuvent appeler l’un des très nombreux «numéros roses» qui figurent dans les magazines pour jeunes et sur des prospectus distribués dans les rues commerçantes. A l’autre bout de la ligne, une homme inconnu attend dans une cabine d’un «club de rencontre».
Si la rencontre a lieu, la jeune fille se fait généralement payer. Souvent elle se contente d’accepter un bon dîner ou quelques emplettes dans un magasin offerts par son «papa», terme générique au Japon pour ces hommes adeptes des lolitas. Parfois, la rencontre se termine dans une chambre d’hôtel.
«Les parents devraient arrêter de croire que leur propres enfants sont des exceptions», a souligné une responsable lors d’une conférence nationale des associations de parents d’éleves et des enseignants.
Selon cette enquête, un adolescent sur 60, fille ou garçon, reconnaît avoir touché aux drogues. Un sur 170 déclare même avoir vendu leurs sous-vêtements ou vêtements de sports usagés qui sont ensuite revendus à des adultes.
Les parents ne sont cependant pas complètement dupes puisqu’ils sont 75% à déclarer que la moralité dans la jeunesse d’aujourd’hui est complètement différente de celle qui avait cours lorsqu’ils avaient leur âge et 60% soulignent qu’ils «ne savent pas très bien ce que pensent leurs enfants». (AFP)
Contrairement à ce que croient trop souvent leurs parents, les collégiens et collégiennes au Japon ne sont pas des anges, un sur cinq reconnaissant avoir volé dans les magasins et un sur sept contacté un «club de rencontres» avec des adultes, révèle un sondage.Ce sondage a été réalisé simultanément auprès de 2.400 parents et leurs enfants qui se sont vu remettre séparément un questionnaire identique. Les réponses montrent à quel point les parents se font des illusions sur leurs rejetons, soulignent les médias japonais.C’est ainsi que 90% des parents estiment que leurs enfants de troisième année du secondaire (14 à 15 ans) n’ont jamais volé dans les magasins, touché à une cigarette ou téléphoné à un club de rencontres. Les réponses des adolescents font apparaître une image quelque peu différente.Si...