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Actualités - Chronologie

La Gauche italienne plébiscitée aux municipales de dimanche

Les électeurs italiens ont plébiscité la majorité de centre-gauche au pouvoir lors du premier tour des élections municipales partielles, dimanche.
L’Olivier conserve les mairies de Rome, Naples et Venise et est en ballottage favorable dans plusieurs autres grandes villes.
Francesco Rutelli, Antonio Bassolini et Massimo Cacciari conservent respectivement leur poste à Rome, Naples et Venise, aux dépens de l’opposition de droite, selon les estimations de l’institut Abacus.
Ce scrutin constitue un camouflet pour l’opposition, dirigée par Silvio Berlusconi, et un véritable plébiscite pour le président du Conseil Romano Prodi, au pouvoir depuis un an et demi et dont l’autorité avait paru vaciller en octobre dernier lors de la crise budgétaire provoquée par les marxistes de Refondation communiste, alliés parlementaires de la coalition gouvernementale.
«Les citoyens ont récompensé les municipalités qui font face avec courage à des problèmes qui attendent d’être résolus depuis des années», a souligné M. Prodi.
«Si ces résultats sont confirmés, c’est un succès extraordinaire», a renchéri Francesco Rutelli, membre du parti des Verts, sur la RAI.
Quelque 10 millions d’Italiens étaient appelés aux urnes dans 421 communes. Le second tour aura lieu le 30 novembre.
Ce scrutin était le test d’envergure nationale le plus important depuis l’accession au pouvoir, en mai 1996, de l’alliance de centre-gauche constitué autour de Prodi. Il devrait selon toute vraisemblance témoigner d’un renforcement du soutien électoral dont bénéficie le gouvernement depuis les scrutins partiels de Turin et de Milan, en avril dernier (L’Olivier avait emporté la municipalité de Turin, l’Alliance de la liberté celle de Milan).
Près de dix millions d’électeurs étaient appelés aux urnes et la participation s’est élevée à 74% (contre 79,8% il y a cinq ans).
La victoire est d’autant plus significative que l’opposition a mené campagne sur les hausses fiscales et le budget de rigueur adoptés par le gouvernement Prodi dans l’optique de l’Union économique et monétaire (UEM).

«Berlusconi est cuit»

Symétriquement, ces élections partielles risquent de condamner l’opposition de centre-droit dans sa forme actuelle. La réaction de Silvio Berlusconi, qui n’avait pas ménagé ses efforts lors de la campagne, a été très laconique. «Ces résultats confirment ce que nous avions dans les sondages. Il n’y a pas de surprises», a-t-il déclaré à la presse à Milan.
Mais les premiers craquements se sont très vite fait entendre dans le bloc d’opposition. Dirigeant de la propre formation de Berlusconi, Forza Italia, Francesco Pera n’a pas attendu la proclamation des résultats pour tirer les conclusions du scrutin: «L’Alliance de la liberté, telle qu’elle a été conçue, a cessé d’exister».
Le quotidien «La Republica» avait présenté ces consultations comme «le vote de la vérité» pour l’Alliance de Berlusconi, mise à mal le dimanche précédent par l’élection dans un fauteuil de l’ancien magistrat Antonio Di Pietro au Sénat face au candidat de l’opposition, Giuliano Ferrara.
«Berlusconi est cuit», a conclu Massimo Cacciari, réélu à Venise.
Au sein de Forza Italia, on s’efforçait de minimiser l’impact des urnes. «Le pouvoir (de Berlusconi) n’est pas en question. Et s’il se trouve un fou au sein de l’Alliance qui veut poser cette question, la porte lui est ouverte», assure ainsi Enrico La Loggia.
Reste, notent les politologues, que la déroute de dimanche menace d’accroître les dissensions au sein de l’Alliance dont, avant même le scrutin, la stratégie était remise en question par le Centre chrétien démocrate (CCD) et les Chrétiens démocrates unis (CDU).
Ces deux formations, issues de la Démocratie chrétienne, accusent Berlusconi d’avoir donné un coup de barre à droite alors que «les électeurs se déplacent vers le centre», selon l’expression du député CDU Salvatore Cardinale.
«Le CCD et le CDU ne font plus partie (de l’Alliance) même s’ils ne l’ont pas encore dit officiellement», a répliqué Francesco Pera. (Reuters)
Les électeurs italiens ont plébiscité la majorité de centre-gauche au pouvoir lors du premier tour des élections municipales partielles, dimanche.L’Olivier conserve les mairies de Rome, Naples et Venise et est en ballottage favorable dans plusieurs autres grandes villes.Francesco Rutelli, Antonio Bassolini et Massimo Cacciari conservent respectivement leur poste à Rome, Naples et Venise, aux dépens de l’opposition de droite, selon les estimations de l’institut Abacus.Ce scrutin constitue un camouflet pour l’opposition, dirigée par Silvio Berlusconi, et un véritable plébiscite pour le président du Conseil Romano Prodi, au pouvoir depuis un an et demi et dont l’autorité avait paru vaciller en octobre dernier lors de la crise budgétaire provoquée par les marxistes de Refondation communiste, alliés parlementaires de...