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Actualités - Chronologie

Les palestiniens excluent un sommet Netanyahu-Arafat

Les Palestiniens ont exclu dimanche un sommet entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Yasser Arafat, affirmant que les Etats-Unis devaient d’abord faire pression sur Israël pour débloquer le processus de paix.
Réagissant à des informations de la radio israélienne, qui a fait état d’un possible sommet mardi à Londres, les responsables de l’Autorité palestinienne ont souligné que les divergences restaient beaucoup trop importantes.
«Il est trop tôt pour parler d’un sommet. Pour cela, il faudrait d’abord commencer à résoudre nos grandes divergences», a déclaré M. Marouan Kanafani, porte-parole du président Arafat.
«Nous voudrions qu’un sommet soit à la hauteur des attentes. Il faudrait donc que les parties fassent preuve de plus de sérieux, notamment les Américains», a ajouté M. Kanafani.
Selon la radio israélienne, les Etats-Unis cherchent à inciter les deux dirigeants, qui ne se sont pas vus depuis le 8 octobre, à se rencontrer.
Toujours selon la radio, si M. Arafat ne va pas à Londres, une délégation palestinienne d’un niveau inférieur pourrait s’entretenir dans la capitale britannique avec M. Netanyahu, qui y ferait escale à son retour des Etats-Unis.
Le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright a rencontré M. Netanyahu vendredi à Londres et M. Arafat samedi à Berne, en Suisse. Elle a estimé que ses entretiens avaient fait apparaître des «ouvertures» dont elle espère qu’elles se concrétiseront avant la fin de l’année.

Aucun progrès

Cependant, aucun progrès tangible n’a été signalé sur les grands dossiers qui bloquent le processus de paix depuis des mois: la colonisation juive des territoires occupés, dont les Palestiniens réclament l’arrêt, et la mise en œuvre des retraits des troupes israéliennes hors des zones rurales de Cisjordanie, qui étaient prévus par les accords d’autonomie.
M. Arafat, qui a rencontré le président égyptien Hosni Moubarak dimanche au Caire, a estimé que le processus de paix était toujours «dans l’impasse».
Selon le porte-parole présidentiel palestinien, M. Arafat et Mme Albright ont exprimé des points de vue «convergents» sur le blocage du processus, dont les Palestiniens rendent le gouvernement israélien entièrement responsable.
Mme Albright «est convenue avec le président que la situation du processus de paix n’est pas celle que les Etats-Unis souhaiteraient. Nous estimons que c’est positif», a déclaré M. Kanafani.
Les Palestiniens estiment toutefois que les Etats-Unis devraient exercer de réelles pressions sur Israël pour faire bouger les choses. «La position américaine a commencé à évoluer. Mais ce n’est pas suffisant», a déclaré M. Nabil Abou Roudeina, un proche conseiller de M. Arafat.
«Il est nécessaire que les Etats-Unis entament des pressions sur Israël», a ajouté M. Abou Roudeina.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat doit pour sa part rencontrer le secrétaire général du gouvernement israélien Danny Naveh lundi à Jéricho, en Cisjordanie, ont indiqué des responsables palestiniens.
M. Arafat a demandé à Mme Albright, durant leur rencontre, d’imposer un «mécanisme» pour assurer l’application des retraits militaires israéliens et d’un gel de la construction dans les colonies, a indiqué M. Erakat à l’AFP.
M. Arafat a déclaré au secrétaire d’Etat: «Nous ne pouvons pas rester patients sur la question de la colonisation», a ajouté le négociateur.
Les Palestiniens ont exclu dimanche un sommet entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président Yasser Arafat, affirmant que les Etats-Unis devaient d’abord faire pression sur Israël pour débloquer le processus de paix.Réagissant à des informations de la radio israélienne, qui a fait état d’un possible sommet mardi à Londres, les responsables de l’Autorité palestinienne ont souligné que les divergences restaient beaucoup trop importantes.«Il est trop tôt pour parler d’un sommet. Pour cela, il faudrait d’abord commencer à résoudre nos grandes divergences», a déclaré M. Marouan Kanafani, porte-parole du président Arafat.«Nous voudrions qu’un sommet soit à la hauteur des attentes. Il faudrait donc que les parties fassent preuve de plus de sérieux, notamment les Américains», a ajouté...