L’or accusait une très forte baisse vendredi en milieu de journée sur le London Bullion Market, sous la pression de rumeurs de ventes de banques centrales, ont indiqué des analystes.
A la mi-journée, l’or se traitait à 301,75 dollars l’once contre 307,65 dollars en clôture la veille, après avoir tutoyé la barre des 300 dollars pendant quelques secondes.
«Des rumeurs de ventes opérées par une ou plusieurs banques centrales, non identifiées, circulent sur le marché», a indiqué Tony Warwick-Ching, analyste de la maison de courtage Fleming Global Mining. «Ce sont des rumeurs bien sûr, mais il faut noter que souvent, ces rumeurs sont fondées», a-t-il souligné.
Dans le contexte actuel de pessimisme, le marché de l’or s’est replié, miné par les tumultes des bourses mondiales, les difficultés éprouvées par les économies d’Asie du sud-est et déprimé par la vigueur du dollar.
L’annonce il y a deux semaines par la Banque Nationale Suisse de la possible mise en vente de 1.400 tonnes d’or de ses réserves, même étalée sur dix ans, avait fait plonger le cours du métal précieux à un plus bas en douze ans.
La Bundesbank a confirmé mercredi avoir prêté de l’or de ses réserves sur le Bullion Market. La banque centrale allemande a cependant démenti projeter la vente d’une partie de ses réserves mais les opérateurs sont restés pessimistes, notant qu’il s’agissait de la première fois que la Buba consentait à confirmer une rumeur de marché.
«La menace de ventes de banques centrales va continuer pendant longtemps à peser sur le marché», a prévenu Tony Warwick-Ching.
Par ailleurs, un responsable monétaire de l’UE a laissé entendre en début de semaine que la future Banque centrale européenne pourrait ne pas avoir besoin de réserves d’or, tout en indiquant que toutes les options en ce qui concerne la place du métal précieux «restaient ouvertes pour le moment», selon des opérateurs.
Le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a annoncé jeudi que la banque centrale américaine observait attentivement le prix du métal fin, en tant qu’indicateur de l’évolution de l’inflation. Prié de dire si la faiblesse des prix de l’or signifiait que le risque inflationniste était désormais très réduit, M. Greenspan a souligné que le risque inflationniste était désormais très réduit, M. Greenspan a souligné que ces prix étaient neuf fois supérieurs à ceux «d’il y a une génération». (AFP)

