Le Parti national libéral (PNL) a appelé hier les Libanais à adopter le principe consistant à servir «d’abord le Liban», dans une tentative d’inverser la formule du «Liban d’abord», trop liée dans les esprits à Israël, tout en gardant la signification de cette expression.
«Nous exhortons les citoyens à s’élever au-dessus des intérêts particuliers et à adopter le principe: «D’abord le Liban», car qu’adviendrait-il des intérêts personnel si le Liban venait à disparaître ou si son économie faiblissait», lance le PNL dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion de son conseil supérieur sous la présidence de son chef Dory Chamoun.
Se préoccupant notamment des questions sociales, le PNL presse en outre les leaderships politiques et les responsables des syndicats de travailleurs à «unifier leurs stratégies et leurs actions et à s’entendre sur des dénominateurs communs susceptibles d’empêcher le pouvoir de s’infiltrer au sein du mouvement syndical pour le fragmenter et le frapper de l’intérieur».
Accusant encore une fois les responsables d’«ignorer les droits des travailleurs et leurs problèmes», le PNL estime qu’il est «du devoir de tous de joindre les efforts afin de contraindre le pouvoir à rectifier sa politique et à modifier ses méthodes à l’égard des travailleurs aussi bien que des patrons».
Par ailleurs, le conseil supérieur du parti se prononce à nouveau contre tout impôt indirect et appelle à l’organisation d’élections municipales «dans les plus brefs délais», en rejetant «catégoriquement» l’option de nomination de conseils municipaux, «une hérésie qui ne pourrait que nuire à la démocratie».

