Des centaines de volontaires, cagoulés et en treillis noirs, s’entraînent au maniement d’armes et participent à des exercices de combat simulés dans un camp près de Bagdad, en prévision d’une éventuelle attaque américaine contre l’Irak.
«Nous sommes ici pour affronter les Américains et dénoncer les résolutions viles» du Conseil de Sécurité de l’ONU, déclare aux journalistes un des volontaires, Adnan Majid Mikhaïl, 22 ans.
«Nous sommes déterminés à défendre notre patrie durant toute notre vie», lance un autre fedaï, Lafta Hamid Mokhlés, 30 ans.
«Nous sommes prêts à défendre notre patrie contre les agissements américains», rétorque une autre recrue, Najah Khalil Mansour, 20 ans.
Parmi les exercices imposés aux volontaires, figure un entraînement à manger de la viande crue.
Le ministre des Affaires étrangères Mohamed Saïd Sahhaf et 25 hauts fonctionnaires, dont trois sous-secrétaires, du même ministère, ainsi que des ambassadeurs, se sont portés volontaires pour se battre dans les «Fedayine de Saddam», selon la presse irakienne.
Les journaux ont indiqué que Oudaï dirigerait lui-même ce corps paramilitaire en cas de confrontation avec les Etats-Unis.
La semaine dernière, la télévision de la Jeunesse, dirigée également par Oudaï, avait appelé les Irakiens à se porter volontaires pour défendre l’Irak contre une éventuelle «agression américaine». Depuis, de nombreuses nouvelles recrues se sont rendues aux camps d’entraînement.
Un millier de volontaires de tous âges, certains portant des matelas, étaient regroupés au siège de l’Union générale de la Jeunesse d’Irak, attendant leur tour.
«Nous sommes prêts à mourir, mais debout, en combattant l’ennemi», avertit Ismaïl Mohamed, 56 ans.
«Je me suis consacré à la défense de l’Irak, je pense pouvoir me porter volontaire malgré mon handicap», confie Hamid Fakher, un ancien officier de l’armée de 40 ans, qui avait perdu la vue dans la guerre du Golfe.
La télévision de la Jeunesse avait montré fin octobre des membres des «Fedayine de Saddam», corps créé en 1994, accomplissant aussi le parcours du combattant et s’entraînant au parachutisme. (AFP)

