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Actualités - Chronologie

L'opération swap de la BDL sur les bons du trésor

Suite à l’opération swap (échange) que la Banque du Liban a proposée au public sur une partie des bons du Trésor qu’elle émet, équivalant à une hausse d’environ 25% des taux d’intérêt sur cette tranche, l’expert bancaire Michel Trad a estimé que cette mesure a été dictée par «les besoins urgents de l’Etat en liquidité en raison des dépassements budgétaires chroniques. Cette mesure vise également à réduire la masse monétaire en attirant l’épargne afin de contrecarrer la pression sur la livre libanaise», a-t-il indiqué.
Toujours selon le même expert, cette mesure est due «aux difficultés de l’Etat de rembourser la partie de la dette interne qui vient à échéance au cours des prochains mois. Il ne lui reste donc comme alternative que de prolonger les échéances de cette dette en l’augmentant, au prix d’une restriction de la consommation et du crédit».
«Cette mesure vise également à limiter la spéculation contre la monnaie nationale et à maintenir la parité avec les devises fortes, une politique dont le gouvernement de M. Rafic Hariri a fait son credo», a-t-il ajouté.
Selon un expert de la banque Audi, Freddie Baz, les mesures de la BDL «sont nécessaires pour contrecarrer les effets néfastes du déficit public», qui a atteint 50,4% fin septembre selon les chiffres de la Banque centrale et 55,13% selon un expert économique occidental qui a requis l’anonymat. Les prévisions budgétaires pour 1997 plaçaient ce déficit à 37%.
Dans ces conditions, le service de la dette interne estimée fin septembre à 10,3 milliards de $ a atteint 41,5% des dépenses et les dernières mesures de la BDL auront pour effet de l’augmenter, ajoute cet expert occidental.
Suite à l’opération swap (échange) que la Banque du Liban a proposée au public sur une partie des bons du Trésor qu’elle émet, équivalant à une hausse d’environ 25% des taux d’intérêt sur cette tranche, l’expert bancaire Michel Trad a estimé que cette mesure a été dictée par «les besoins urgents de l’Etat en liquidité en raison des dépassements budgétaires chroniques. Cette mesure vise également à réduire la masse monétaire en attirant l’épargne afin de contrecarrer la pression sur la livre libanaise», a-t-il indiqué.Toujours selon le même expert, cette mesure est due «aux difficultés de l’Etat de rembourser la partie de la dette interne qui vient à échéance au cours des prochains mois. Il ne lui reste donc comme alternative que de prolonger les échéances de cette dette en l’augmentant,...