«Nous ne pouvons pas, en ces temps de l’après-Empire, être une superpuissance au sens militaire du terme mais nous pouvons faire en sorte que la présence britannique soit ressentie dans le monde entier», a-t-il dit dans son premier véritable discours de politique étrangère depuis son accession à la tête du gouvernement.
«De par nos alliances historiques, nous pouvons jouer un rôle de pivot. Nous pouvons être puissants par notre influence — une nation écoutée des autres», a poursuivi le premier ministre.
Promettant de sortir le Royaume-Uni de l’isolationnisme des gouvernements conservateurs, il a défini quatre priorités en matière de diplomatie. La reconquête d’un leadership en Europe — Londres assume la présidence tournante de l’Union européenne à partir du 1er janvier prochain — est la première d’entre elles.
«Nous voulons que la monnaie unique soit un succès. En temps voulu, quand les circonstances économiques le permettront, nous tenons à ce que la Grande-Bretagne soit associée à ce succès», a-t-il indiqué.
Suivent dans l’ordre de ses priorités le renforcement des relations avec les Etats-Unis, la création d’une forte capacité de défense et le combat pour l’éthique, les droits de l’homme et la liberté du commerce.
Le discours traditionnel du banquet donné par le Lord Mayor of London, exercice annuel des chefs de gouvernement britanniques, coïncidait cette année avec le bras de fer engagé entre l’Irak, l’ONU et les Etats-Unis sur la composition des équipes internationales d’inspection de l’UNSCOM.
Tony Blair en a profité pour illustrer la nouvelle donne diplomatique britannique. «La détermination de notre gouvernement à se tenir droit face à un dictateur toujours dangereux est inébranlable», a-t-il dit. «Nous voulons une solution diplomatique et nous collaborerons en ce sens avec les autres dans les tout prochains jours. Mais Saddam ne devrait pas prendre cela comme un signe de faiblesse...».
«Il a déjà commis cette erreur de calcul fatale par le passé. Pour son bien, j’espère qu’il ne la fera pas à nouveau».
«La Grande-Bretagne est de nouveau un grand territoire doté d’un nouvel optimisme, d’une nouvelle confiance et d’une nouvelle assurance à l’égard de l’avenir», a-t-il conclu. (Reuter)


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