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Actualités - Interviews

Toufayli se dit prêt à mourir pour la cause qu'il défend


«Si je dois mourir pour la cause que je défends, et que le jeu vaut vraiment la chandelle, je n’hésiterai pas une seconde». C’est ce qu’a déclaré l’ancien secrétaire général du Hezbollah, cheikh Sobhi Toufayli, dans une interview accordée samedi à la «Voix du Liban».
Le chef de «la révolte des affamés» a longuement exposé les raisons qui l’ont poussé à diriger un mouvement insurrectionnel, lancé, rappelle-t-on, depuis juillet. Cheikh Toufayli a expliqué que ce sont ses «convictions idéologiques et religieuses» qui lui commandent son attitude: «C’est le «Chareh» qui m’oblige à me tenir aux côtés de mes frères qui sont la cible des bombardements israéliens au Liban-Sud et à les défendre et c’est cette même loi (islamique) qui me contraint aujourd’hui à me tenir aux côtés de mes frères affamés, dont la dignité est bafouée par le gouvernant qui leur vole leur argent, détruit leurs terres et leur denie le droit à une vie digne».
Il a indiqué qu’il fait toujours partie du Hezbollah, précisant que lorsque la formation chiite avait décidé de s’engager en 1992 dans la bataille des élections parlementaires, il avait trouvé que son initiative était «en contradiction avec les principes du parti» et avait donc décidé de ne plus prendre part aux décisions politiques du parti. «Mais je suis toujours actif sur le terrain», a-t-il ajouté précisant qu’il n’est pas contre la participation aux législatives «dans l’absolu», mais qu’il considère que cette participation devrait être «en harmonie avec le «chareh» et se fonder sur la lutte contre la corruption et l’injustice».
Cheikh Toufayli a ensuite souligné que le Conseil des notables qu’il préside «est représentatif de la région de Baalbeck-Hermel et non pas d’une communauté». Il a également dit ne pas aspirer à un poste politique qu’il soit ministériel ou parlementaire, indiquant qu’un portefeuille ministériel lui avait été proposé «avec insistance» à l’époque où il était encore secrétaire général du Hezbollah et précisant qu’il reprendra ses recherches scientifiques dès que «la population récupérera ses droits».
Au sujet de son mouvement, cheikh Toufayli a dit qu’il «n’attend la permission de personne et ne consulte personne pour agir» mais qu’il prend ses décisions «après une longue réflexion». «Si je dois mourir pour la cause que je défends et que je trouve que le jeu en vaut vraiment la chandelle, je n’hésiterai pas une seconde», a-t-il encore dit, indiquant qu’il avait informé le Hezbollah de ses décisions et avait aussi communiqué aux hommes politiques et aux dirigeants syriens la décision du Conseil des notables d’interdire aux députés et aux ministres l’accès à la Békaa.
Assurant que son mouvement se poursuivra jusqu’à ce que ses revendications sociales soient satisfaites, cheikh Toufayli a estimé que tous les Libanais peuvent le suivre et cesser de payer leurs impôts. Selon lui, «si la mentalité politique dominante se maintient, il n’y aura plus dans le pays que le président». L’ancien secrétaire général du Hezbollah a en outre considéré qu’il a «pu prouver à tout le monde» que son action n’était pas «un simple nuage d’été». Et d’enchaîner: «Si tout le monde se conformait aux lois, le problème serait résolu, mais les textes de loi sont devenus aux mains du gouvernant comme un torchon qu’il coud ou déchire à sa guise».
Selon lui, il était «inévitable» qu’il brandisse l’arme de l’insubordination, qu’il «barre la route devant les députés» et qu’il «les humilie pour que je puisse avoir mon droit». Mais il a quand même réaffirmé qu’il est disposé à renoncer à son mouvement au cas où il trouverait un autre moyen pour obtenir satisfaction. Cheikh Toufayli a rappelé que les routes de la Békaa sont ouvertes devant les députés «qui ne critiquent pas» la révolte des affamés «mais pas devant les ministres».
«Si je dois mourir pour la cause que je défends, et que le jeu vaut vraiment la chandelle, je n’hésiterai pas une seconde». C’est ce qu’a déclaré l’ancien secrétaire général du Hezbollah, cheikh Sobhi Toufayli, dans une interview accordée samedi à la «Voix du Liban».Le chef de «la révolte des affamés» a longuement exposé les raisons qui l’ont poussé à diriger un mouvement insurrectionnel, lancé, rappelle-t-on, depuis juillet. Cheikh Toufayli a expliqué que ce sont ses «convictions idéologiques et religieuses» qui lui commandent son attitude: «C’est le «Chareh» qui m’oblige à me tenir aux côtés de mes frères qui sont la cible des bombardements israéliens au Liban-Sud et à les défendre et c’est cette même loi (islamique) qui me contraint aujourd’hui à me tenir aux côtés de mes...