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Actualités - Chronologie

L'Irak se prépare à l'éventualité d'une attaque américaine

L’Irak a commencé à se préparer à l’éventualité d’une attaque américaine, après l’échec d’une mission de l’ONU à Bagdad, et a de nouveau empêché ce week-end des experts américains de l’ONU de mener des inspections. Selon un responsable irakien, des volontaires rejoignaient en masse les «Fedayine de Saddam», un corps paramilitaire dirigé par le fils aîné du président Saddam Hussein, Oudaï, pour se préparer à une éventuelle agression.
La télévision de la Jeunesse, dirigée par Oudaï, a multiplié les appels à l’enrôlement dans ce corps paramilitaire.
Pour sa part, le commandant de l’armée de l’air de l’Irak, le maréchal Khaldoun Khattab Bakr, a affirmé que l’aviation irakienne était prête à faire face à «une nouvelle agression» américaine.
Les Etats-Unis accentuent leurs pressions pour que l’ONU adopte des sanctions supplémentaires ou décide de représailles militaires contre Bagdad, après l’échec d’une mission de l’ONU qui a quitté Bagdad vendredi sans avoir pu convaincre l’Irak de revenir sur sa décision d’expulser les experts américains.
«Si l’Amérique décide d’attaquer l’Irak, elle commettra une énorme erreur», écrivait le quotidien Babel. «Le peuple irakien et ses dirigeants réalisent parfaitement l’ampleur du complot qui les vise depuis des années (...). Tout le monde est prêt à la confrontation», a assuré le journal.
Des manifestations anti-américaines se sont poursuivies dimanche, pour la douzième journée consécutive. Trois mille personnes ont proclamé dans le centre de Bagdad leur disposition à se battre contre les Etats-Unis. Par ailleurs, pour le septième jour consécutif, les autorités irakiennes ont interdit dimanche à des inspecteurs américains de l’ONU de participer à des missions d’inspection sur des sites à Bagdad, poussant la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM) à suspendre ses activités.
Les équipes voulaient enquêter sur du matériel qu’elles soupçonnent l’Irak d’avoir soustrait à la surveillance de l’UNSCOM.
L’Irak avait décidé le 29 octobre de rompre sa coopération avec les experts américains de l’UNSCOM et de les expulser, les accusant d’espionnage.
Les émissaires de l’ONU qui ont quitté Bagdad vendredi doivent remettre lundi un message des dirigeants irakiens au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui confirme la détermination de l’Irak à ne pas plier.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit se réunir lundi pour décider des éventuelles mesures à prendre contre l’Irak.
Le diplomate suédois Jan Eliasson, l’un des trois émissaires dépêchés par l’ONU à Bagdad, a déclaré samedi craindre «l’escalade». «Nous nous trouvons face à une escalade qui, au pire des cas, peut déboucher sur un conflit armé, avec énormément de souffrances pour conséquences», a dit M. Eliasson à son retour de Bagdad.
L’Irak a également menacé d’abattre un avion de reconnaissance à haute altitude U-2 prêté par les Etats-Unis à l’UNSCOM, l’accusant d’espionnage. Le chef de l’UNSCOM Richard Butler a annoncé vendredi que cet avion effectuerait une sortie au-dessus de l’Irak lundi, malgré la menace irakienne.
Washington a prévenu Bagdad que toute tentative d’abattre l’avion espion U-2 prêté à l’ONU serait un «acte d’hostilité» et pourrait entraîner des représailles immédiates.
M. Tarek Aziz, le vice-premier ministre irakien, devrait arriver lundi à New York pour exposer les griefs de Bagdad sur l’embargo multiforme qui le frappe sévèrement depuis l’invasion du Koweït en 1990.
Mais un responsable irakien a accusé samedi les Etats-Unis de vouloir provoquer l’échec de la mission de M. Aziz afin de justifier une frappe contre l’Irak.
«Les Etats-Unis ne veulent pas de dialogue» pour résoudre la crise, «ils veulent précipiter les choses afin de lancer une agression contre l’Irak», a déclaré M. Saad Qassem Hammoudi, qui dirige la commission des Affaires étrangères du Parlement irakien. (AFP)
L’Irak a commencé à se préparer à l’éventualité d’une attaque américaine, après l’échec d’une mission de l’ONU à Bagdad, et a de nouveau empêché ce week-end des experts américains de l’ONU de mener des inspections. Selon un responsable irakien, des volontaires rejoignaient en masse les «Fedayine de Saddam», un corps paramilitaire dirigé par le fils aîné du président Saddam Hussein, Oudaï, pour se préparer à une éventuelle agression.La télévision de la Jeunesse, dirigée par Oudaï, a multiplié les appels à l’enrôlement dans ce corps paramilitaire.Pour sa part, le commandant de l’armée de l’air de l’Irak, le maréchal Khaldoun Khattab Bakr, a affirmé que l’aviation irakienne était prête à faire face à «une nouvelle agression» américaine.Les Etats-Unis accentuent leurs pressions...