Le bénévolat français va connaître en 1998 un moment important de son histoire: quelque 12.000 volontaires prendront part à la Coupe du monde de football, ce qui représente le plus grand rassemblement de bénévoles jamais réuni en France pour une même manifestation.
Aux Jeux olympiques d’Albertville en 1992, 8.800 volontaires avaient été réunis. Il étaient 8.000 l’été dernier à Paris, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse.
Mercredi matin à Paris, les deux coprésidents du Comité français d’organisation (CFO), Michel Platini et Fernand Sastre, ont donné le détail du programme «volontaires de la Coupe du monde».
Recrutée essentiellement auprès du tissu associatif et dans le milieu universitaire, cette armée de petites mains sera présente sur les dix sites de la Coupe du monde, mais aussi dans les gares, les aéroports et au Centre international des médias, installé au Parc des Expositions de la porte de Versailles.
De standardiste à stadier, de secouriste à interprète, de guide de délégation à responsable des ramasseurs de balles, ce sont environ 150 postes différents qui seront occupés par les volontaires. Parmi les fonctions les plus originales: des «distributeurs de talkie-walkies», ainsi que des «aboyeurs» chargés de signaler les buts, remplacements et autres cartons jaunes à un opérateur de saisie informatique.
«Le volontariat est un pilier, une tradition et un fil rouge dans ce genre d’aventure humaine», a indiqué Fernand Sastre. «Le bénévolat est dans la nature même du football», a précisé de son côté Michel Platini, se refusant toutefois à chiffrer le coût d’une telle opération s’il avait fallu salarier autant de monde.
Alors que le ministère de la Jeunesse et des Sports travaille actuellement sur l’élaboration d’un statut du bénévole, ces 12.000 volontaires — environ 30% de femmes — pourront compter sur une garantie de taille: le CFO souscrira des assurances pour chacun d’eux, afin qu’ils se retrouvent protégés dans l’hypothèse de litiges. (Reuter)

