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Actualités - Chronologie

L'ONU priée d'intervenir contre la globalisation

Les pays du G-15 ont lancé lundi à Kuala Lumpur un appel au secours, le président indonésien Suharto demandant aux Nations Unies d’intervenir pour contrôler les effets pervers de la globalisation de l’économie sur les pays sous-développés.
Les dirigeants ont également demandé l’imposition de réglementations sur les changes au niveau international.
«Les chefs d’Etat et de gouvernement du groupe des 15 demandent au Fonds Monétaire International et à la Banque mondiale d’étudier les récents développements sur le marché des changes afin d’adopter des réglementations appropriées pour rendre ce marché plus ouvert, plus transparent», déclare le G-15 dans un communiqué publié lors de son 7e sommet annuel à Kuala Lumpur.
Le premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a dénoncé le «nouvel impérialisme» des marchés financiers, lors des cérémonies d’ouverture du septième sommet du G-15, qui regroupe 16 pays en voie de développement de différents continents.
Ces pays entendent faire contrepoids au G-7 des pays industrialisés. Le premier ministre malaisien a dénoncé ce «nouvel impérialisme» qui remet en cause l’«indépendance récemment acquise par ces pays».
Les spéculateurs internationaux, a-t-il dit, «font des millions de dollars» sur le dos des pays en voie de développement «dont ils tirent tous leurs bénéfices sans leur verser aucune taxe».
«Cherchant à s’enrichir aux dépens de nos pays, les négociants en devises nous apportent chaos et appauvrissement, écrasant le résultat de décennies d’efforts et de larmes», a déclaré Mahathir Mohamad.
Pour le président Suharto d’Indonésie, les fluctuations récentes sur les marchés des changes et les places boursières «ont réduit à néant, du jour au lendemain, les réalisations économiques et sociales des pays en voie de développement».
Le président indonésien, qui prenait la parole lors d’une session à huis clos du sommet, a estimé que «seules les Nations Unies» seraient «capables de gérer la globalisation de l’économie mondiale» en termes «équitables et justes» envers les pays les plus pauvres et les plus vulnérables.
Pour le président Robert Mugabe du Zimbabwe, qui parlait au nom de l’Afrique, ce continent risque de se voir «marginalisé» davantage qu’il l’est déjà par le processus actuel de globalisation.
Le président Fujimori du Pérou, parlant au nom des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, a estimé que le phénomène de globalisation représentait un «défi» pour les économies latino-américaines.
Seule une ouverture vers les marchés mondiaux et des actions de coopération au niveau régional, et non une politique de «fermeture économique», a-t-il estimé, permettront aux économies en développement de tirer parti de la globalisation.
Le président Fujimori et le premier ministre malaisien ont dénoncé, sans les nommer, les Etats-Unis pour les «décisions unilatérales» en matière de commerce international prises au détriment de pays jugés irrespectueux d’une certaine éthique de production.
Les chefs d’Etat et de gouvernement présents au sommet de Kuala Lumpur, qui ne sont qu’au nombre de six sur seize pays représentés, doivent passer une journée «retraite» mardi dans l’ancienne enclave de Malacca sur la côte occidentale de la Malaisie.
Ils y aborderont notamment, selon des officiels du sommet, le problème de la spéculation monétaire et des flux de capitaux qui doivent faire l’objet d’un communiqué séparé à la clôture des travaux mercredi.
Le président Suharto, dans son intervention de lundi, a «regretté» la faible représentation à un niveau élevé cette année des pays membres du groupe. Il a proposé de «réviser» la fréquence des sommets du G-15.
Selon des sources proches des organisateurs, une recommandation en ce sens porterait sur une fréquence bi-annuelle.
Le G-15, formé en 1989 à Belgrade, comprend, outre la Malaisie, l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie, l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, le Chili la Jamaïque, le Mexique, le Nigeria, le Pérou, le Sénégal, le Venezuela, le Zimbabwe et le Kenya. (AFP)
Les pays du G-15 ont lancé lundi à Kuala Lumpur un appel au secours, le président indonésien Suharto demandant aux Nations Unies d’intervenir pour contrôler les effets pervers de la globalisation de l’économie sur les pays sous-développés.Les dirigeants ont également demandé l’imposition de réglementations sur les changes au niveau international.«Les chefs d’Etat et de gouvernement du groupe des 15 demandent au Fonds Monétaire International et à la Banque mondiale d’étudier les récents développements sur le marché des changes afin d’adopter des réglementations appropriées pour rendre ce marché plus ouvert, plus transparent», déclare le G-15 dans un communiqué publié lors de son 7e sommet annuel à Kuala Lumpur.Le premier ministre malaisien Mahathir Mohamad a dénoncé le «nouvel impérialisme» des...