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Actualités - Chronologie

Les autocars de touristes désormais bannis à Montmartre

Les cars remplis de touristes ne peuvent plus, depuis ce week-end, monter sur la butte Montmartre, à la joie des riverains qui contraste avec la colère des commerçants de ce haut lieu du tourisme parisien qui accueille 6 millions de visiteurs par an.
Annoncé il y a deux mois par la mairie de Paris, le bannissement des autocars est devenu officiel le 1er novembre, contraignant les touristes, trop nombreux ces jours de fête de la Toussaint pour le petit funiculaire qui fait l’ascension, à escalader à pied la colline pour atteindre la basilique du Sacré-Cœur et la place du Tertre avec ses artistes, l’un des sites les plus fréquentés de Paris.
La mesure a provoqué une joyeuse pagaille parmi les autocars qui cherchaient à ravir un des 50 emplacements de parking qui leur sont désormais octroyés sur les boulevards au pied de la butte, au lieu des 120 auparavant. Quelque 200 autocars étaient attendus à Paris le week-end de la Toussaint.
Motivée officiellement par le souci d’enrayer «l’affluence massive des autocars de tourisme qui est à l’origine de la dégradation du cadre de vie», l’interdiction, transcendant les clivages politiques — prise par le maire gaulliste de la capitale Jean Tibéri, elle a été soutenue par le maire socialiste du 18e arrondissement où se trouve Montmartre, Daniel Vaillant — ne fait pas que des satisfaits.

Controverse
et mécontentement

Les riverains et les associations écologistes ont applaudi les restrictions qu’ils avaient depuis longtemps réclamées, en évoquant le bruit, la pollution, l’insécurité et les encombrements occasionnés par l’invasion de ces mastodontes dans les ruelles historiques étroites jusque tard dans la nuit.
Les commerçants sont partis en guerre contre ce dispositif qui représente pour eux un manque à gagner.
Le quotidien «Le Parisien» a publié samedi des lettres de tour-opérateurs français et étrangers, annulant des réservations dans les restaurants ou les hôtels, devenus difficilement accessibles surtout pour des personnes âgées.

Une association de commerçants a engagé un recours en justice pour «excès de pouvoir» et une «distorsion artificielle de la concurrence par rapport aux autres sites parisiens de tourisme».

Ces commerçants jugent inique l’interdiction des cars de tourisme et la réduction de leurs emplacements de stationnement sur les boulevards Clichy et Rochechouart, par rapport à la situation d’autres hauts lieux touristiques comme la tour Eiffel.

Tous jugent ces mesures insuffisamment préparées et accompagnées.
Le président de l’association des commerçants, Alain Canonne, a demandé la suspension de la mesure jusqu’à ce que des moyens de substitution soient mis en place. Il a réclamé l’installation des navettes depuis les cars garés en périphérie ou un escalier mécanique pour permettre aux cliens de monter.
M. Tibéri lui a répondu en début de semaine qu’il avait demandé «l’examen de la possibilité de créer un escalier mécanique pour l’accès sur la butte» et qu’il était «prêt» à demander au préfet d’autoriser certains cars à monter sur la butte, «notamment quand ils transportent des personnes à mobilité réduite». (AFP)
Les cars remplis de touristes ne peuvent plus, depuis ce week-end, monter sur la butte Montmartre, à la joie des riverains qui contraste avec la colère des commerçants de ce haut lieu du tourisme parisien qui accueille 6 millions de visiteurs par an.Annoncé il y a deux mois par la mairie de Paris, le bannissement des autocars est devenu officiel le 1er novembre, contraignant les touristes, trop nombreux ces jours de fête de la Toussaint pour le petit funiculaire qui fait l’ascension, à escalader à pied la colline pour atteindre la basilique du Sacré-Cœur et la place du Tertre avec ses artistes, l’un des sites les plus fréquentés de Paris.La mesure a provoqué une joyeuse pagaille parmi les autocars qui cherchaient à ravir un des 50 emplacements de parking qui leur sont désormais octroyés sur les boulevards au pied de la...