Arabian Oil est le premier producteur de pétrole japonais, le Japon recevant chaque année environ 20% de ses fournitures de pétrole d’Arabie Séoudite.
Le premier ministre Ryutaro Hashimoto doit effectuer une visite officielle à Ryad du 7 au 10 novembre. «Le renouvellement de ces droits a un impact majeur sur la sécurisation des sources d’énergie du Japon», estimait récemment un haut responsable japonais cité par le quotidien Yomiuri.
La concession de Khafji est située dans l’ancienne zone neutre entre l’Arabie Séoudite et le Koweit. Le gisement a été découvert en 1960 par Arabian Oil et les droits sont détenus pour 40% par la compagnie japonaise, pour 30% par l’Arabie Séoudite et pour 30% par le Koweit.
Lors de sa visite à Tokyo en mai 1996, le ministre séoudien des Affaires étrangères Séoud al Faysal avait appelé le Japon à investir davantage dans l’industrie pétrolière séoudienne, notamment dans les raffineries.
Il aurait également demandé que le volume des achats japonais passe d’un million de barils/ jour à 1,5 à 2 millions de b/j, affirme l’Asahi Shimbun.
Une augmentation des enlèvements japonais en Arabie Séoudite entraînerait une baisse des achats dans d’autres pays, souligne le quotidien. Environ 80% (112 millions de barils en septembre) des fournitures de pétrole du Japon viennent du Moyen-Orient, les Emirats arabes unis occupant la première place (38 millions de barils), suivis par l’Arabie Séoudite (29 millions), l’Iran (14 millions), l’Indonésie (8,8 millions) et le Qatar (8,7 millions).
Les firmes pétrolières américaines et européennes réclament de nouvelles concessions en Arabie Séoudite, faisant valoir le rôle joué par leurs pays respectifs dans la défense de Ryad face à l’Irak durant la guerre du Golfe, souligne le quotidien japonais. (AFP)

