Selon la presse, qui cite la lettre d’informations londonienne hebdomadaire Foreign Report (groupe Jane’s), le Mossad chercherait à redorer son blason après l’échec de la tentative d’assassinat d’un dirigeant islamiste palestinien le mois dernier en Jordanie.
Le projet, concocté il y a cinq ans, avait été annulé après la mort de cinq soldats israéliens en novembre 1992, dans un accident d’entraînement à la veille de la mission, ajoute le Foreign Report.
Vengeance
Israël cherchait alors à se venger après le tir par l’Irak de missiles balistiques SCUD sur Tel-Aviv pendant la guerre du Golfe.
Aujourd’hui, selon le Foreign Report qui cite une source haut placée du renseignement à Tel-Aviv, «le Mossad bout d’impatience pour prouver qu’il peut mener à bien une telle opération», malgré l’échec récent du meurtre de Khaled Mechaal.
Deux agents du Mossad s’étaient fait prendre le 25 septembre à Amman en tentant d’assassiner M. Mechaal, chef du bureau politique du Mouvement de la Résistance islamique (Hamas). En échange de leur libération, Israël a dû relâcher plusieurs prisonniers dont le guide spirituel du Hamas, cheikh Ahmad Yassine, qui était détenu depuis huit ans.
Risque de
guerre
Le Foreign Report, cité par la presse israélienne, met en garde contre les risques d’une tentative d’assassinat du président irakien. «En cas d’échec, il y a un risque de guerre, car Israël devrait engager la moitié de son armée de l’air pour récupérer les commandos», affirme l’hebdomadaire.
Une vive tension règne depuis quelques jours entre l’Irak et les Etats-Unis et Bagdad a refoulé jeudi trois experts américains de l’ONU participant au contrôle du désarmement de l’Irak, imposé après la guerre du Golfe en 1991.
L’ancien chef d’état-major israélien de l’époque, le général Dan Shomron, a estimé vendredi que l’Irak demeurait un «danger potentiel» même s’il n’avait «pas actuellement la capacité d’attaquer Israël».
«Lorsqu’il n’y aura plus de contrôle de l’ONU, il ne fait aucun doute que l’Irak redeviendra un danger pour toute la région grâce à ses armes de destruction massive. C’est pourquoi les contrôles et les sanctions doivent se poursuivre», a déclaré M. Shomron à la radio. (AFP)


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