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Actualités - Chronologie

Décès de Paul Guth

L’écrivain humoriste et polémiste français Paul Guth est mort à l’âge de 87 ans, des suites d’une longue maladie dans une maison de repos de la banlieue parisienne où il résidait depuis plusieurs mois, a-t-on appris jeudi dans son entourage.
Auteur de près d’une cinquantaine d’ouvrages, Paul Guth avait mené une double carrière d’écrivain et de journaliste, après avoir été professeur de lettres pendant une dizaine d’années.
L’écrivain avait été admis avec sa femme dans une résidence médicalisée pour personnes âgées à Ville d’Avray, près de Paris, a précisé la direction de cet établissement.
Ses obsèques doivent alors lieu lundi prochain à Ville d’Avray.

Le père du «Naïf»

Paul Guth a acquis la notoriété en créant le personnage du «Naïf», héros de sept romans dans lesquels il se moque de nombreux aspects de la vie contemporaine des années cinquante.
Né le 5 mars 1910 à Ossun (sud-ouest de la France), fils d’un mécanicien, Paul Guth, agrégé de lettres, entre en 1934 dans l’enseignement, après des études au lycée parisien Louis Le Grand, où il a pour condisciples les futurs présidents français Georges Pompidou et sénégalais Léopold Sédar Senghor.
Jusqu’en 1945, il sera professeur, en province puis à Paris, avant de se consacrer à sa carrière littéraire.
Sa fantaisie le porte d’abord du théâtre («Fugues», 1946), au roman («Les sept trompettes», «Le pouvoir de Germaine Calban»), et à l’interview, dont il renouvelle le genre en portraiturant avec bonheur quarante écrivains contemporains dans «Quarante contre un».
Paul Guth rencontre un public plus vaste en créant le personnage du Naïf, et en le plaçant astucieusement dans des situations cocasses, propres à une satire sociale bon enfant. Après «Le Naïf locataire» (grand prix du roman de l’Académie française, 1956), «Le Naïf amoureux», puis «Saint Naïf» (1959).
Le romancier tentera de retrouver le même succès dans une amusante série consacrée à une femme, «Jeanne la mince», avant d’appliquer son humour à une «Histoire de la littérature française» en deux tomes, de se lancer dans la biographie de Mazarin (1973) et d’écrire «L’aube de France» (1982).
Polémiste, Paul Guth dénonce tous les «méfaits» de la civilisation, notamment l’éducation dans «Lettre ouverte aux futurs illettrés» (1980). Mais malgré ses indignations devant tous les faits de société (violence, drogue, sida), il publie en 1988 «Oui le bonheur», dans lequel l’amour est omniprésent, notamment celui de son épouse Juliette.
En 1993, il fait paraître «Qu’en pensez-vous?»
Titulaire de nombreux prix littéraires, comme le Grand prix de littérature de l’Académie française (1978) ou le prix Chateaubriand couronnant «Une enfance pour la vie» (1984), Paul Guth était officier de la Légion d’honneur française et... collectionneur de bouts de papier «inutilisables». (AFP)
L’écrivain humoriste et polémiste français Paul Guth est mort à l’âge de 87 ans, des suites d’une longue maladie dans une maison de repos de la banlieue parisienne où il résidait depuis plusieurs mois, a-t-on appris jeudi dans son entourage.Auteur de près d’une cinquantaine d’ouvrages, Paul Guth avait mené une double carrière d’écrivain et de journaliste, après avoir été professeur de lettres pendant une dizaine d’années.L’écrivain avait été admis avec sa femme dans une résidence médicalisée pour personnes âgées à Ville d’Avray, près de Paris, a précisé la direction de cet établissement.Ses obsèques doivent alors lieu lundi prochain à Ville d’Avray.Le père du «Naïf»Paul Guth a acquis la notoriété en créant le personnage du «Naïf», héros de sept romans dans lesquels il se moque...