A Hong Kong, l’indice Hang Seng des valeurs vedettes a terminé la journée sur une baisse de 402,44 points à 10.362,86, parvenant toutefois à limiter la casse juste avant la clôture après avoir glissé jusqu’à 7,6% en séance.
La baisse s’est inscrite sur les écrans de courtiers dès les premières minutes de transactions. La dégringolade s’est ensuite accélérée, l’indice Hang Seng passant franchement sous la barre des 10.000 points sitôt après l’annonce d’une révision de «stable» à «négatif» des perspectives des banques du territoire par l’agence de notation financière Moody’s.
Le moral est cependant quelque peu revenu lorsque l’autre agence de notation, Standard and Poor’s, a annoncé qu’elle n’avait pas l’intention de réviser son appréciation des perspectives des banques de Hong Kong.
Cette rechute illustre la grande nervosité qui continue de prévaloir à Hong Kong après le sursaut spectaculaire de 18,8% enregistré mercredi mais qui était considéré par certains économistes comme un simple rebond technique après les énormes pertes essuyées les jours précédents.
«Nous ne voyons rien d’autres que des journées agitées. Nous sommes dans un marché qui réagit trop fort à tout, les bonnes comme les mauvaises nouvelles», explique Howard Gorges, directeur chez South China Brokerage.
Durement touché par l’effondrement des cours, nombre de petits épargnants se tournent vers les diseurs de bonne aventure, les prédicateurs ou vont dans les temples pour prier pour une embellie à la bourse, selon les médias locaux.
A Tokyo, l’indice Nikkei a clôturé en baisse de 2,9%, cédant 492,1 points à 16.364,94 points. Tokyo avait ouvert en baisse de 0,5%. Le marché a ensuite poursuivi son recul toute la journée, entraîné par la chute de Hong Kong et poussé vers le bas par des ventes importantes de titres des banques japonaises par les investisseurs étrangers.
«De quelque façon que vous la regardiez, la crise financière asiatique exerce une influence négative sur le commerce du Japon avec l’Asie et l’on ne voit pas de facteur positif», soulignait Masanobu Takahashi, économiste du Sanyo Institute of Research.
Pour cet analyste, l’indice Nikkei devrait évoluer dans une fourchette de 10% au maximum autour de la barre des 16.800 points. «Je pense que 15.000 points est le plancher au-delà duquel l’indice n’ira pas», a-t-il dit.
Le premier ministre Ryutaro Hashimoto a déclaré devant la commission du budget de la chambre basse (chambre des Représentants) qu’il continuerait d’observer de près les évolutions boursières et monétaires asiatiques.
La bourse de Séoul n’était pas de meilleure humeur, terminant la journée sur un recul de 4,26%. Séoul a été sous pression toute la journée, du fait en particulier de la fragilité persistante du won, la monnaie sud-coréenne, qui a une fois de plus cédé du terrain par rapport au dollar.
Ceci a conduit les autorités sud-coréennes à annoncer l’interdiction pour les particuliers d’acquérir des devises sans justification, une mesure destinée à freiner la spéculation sur le dollar.
La bourse de Bangkok a terminé en recul de 2,58%, subissant les effets de nouvelles fortes attaques sur le baht, la monnaie thaïlandaise, qui a lourdement trébuché malgré l’intervention de la banque centrale.
Pour la première fois depuis le début de la tourmente monétaire qui s’est abattue sur l’Asie du sud-est, le baht, la monnaie thaïlandaise, qui a lourdement trébuché malgré l’intervention de la banque centrale.
Pour la première fois depuis le début de la tourmente monétaire qui s’est abattue sur l’Asie du sud-est, le baht a crevé jeudi le seuil psychologique des 40 bahts pour un dollar, soit 35% sous son niveau du 2 juillet, lorsque les autorités l’ont laissé flotter sur le marché des changes.
La bourse de Taipei qui a perdu 27,7% depuis août dernier s’est reprise, terminant la séance sur un gain de 3,2%. Jakarta a réalisé une avancé de 5,8% grâce aux rumeurs faisant état d’un accord avec le FMI sur un paquet de mesures d’aides à l’Indonésie.
Manille a terminé sur une baisse marginale de 0,99 point à 1.813,16 et Sydney sur une baisse de 0,28%. Les marchés de Singapour et Kuala Lumpur étaient fermés jeudi. (AFP)

