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Actualités - Chronologie

Bonn craint une dérive néo-nazie de son armée

Le gouvernement allemand s’est divisé mercredi sur les moyens de parer à une dérive néo-nazie de l’armée, montrée du doigt depuis la révélation récente d’agissements extrémistes.
Le ministre de la Défense Volker Ruehe a défendu en commission parlementaire ses projets de légiférer pour tenir les extrémistes à l’écart de la Bundeswehr et notamment de donner aux centres de recrutement la faculté illimitée de consulter les antécédents judiciaires de chacun.
Le ministre de la Justice Edzard Schmidt-Jortzig a qualifié les projets de son collègue de «maœuvre dilatoire».
Le ministre de la Justice, membre du Parti libéral FDP allié aux Unions chrétiennes, dont Volker Ruehe fait partie, s’est opposé à l’idée de son collègue d’ouvrir à l’armée les registres centraux. Ces registres ne consignent que les noms des délinquants et leur peine, pas une éventuelle motivation extrémiste de leurs actes, a-t-il fait valoir.
Le ministère de la Défense, qui présente les agissements récemment rendus publics comme des actes graves mais isolés, a mis en garde contre «une suspicion généralisée» contre la Bundeswehr.
Il a dit son intention d’accroître la surveillance des soldats, qui doivent faire l’objet d’un contrôle plus strict, y compris pendant leur temps libre.
Le ministre de la Défense avait révélé la semaine passée l’existence d’une vidéo où des soldats de l’ex-bataillon 571 de Schneeberg faisaient le salut hitlérien, lançaient des cris anti-américains et racistes ou simulaient une interview sur l’extermination des juifs, sur fond de chants extrémistes.
L’enregistrement a fait surface trois mois après une autre vidéo où des soldats en partance pour la Bosnie, et certains du bataillon 571, simulaient des exactions.
L’expert du Parti social-démocrate (SPD, opposition) pour les questions de défense, Walter Kolbow, a fait état de 120 actes à caractère néo-nazi au sein de la Bundeswehr cette année.
Depuis début 1997, 93 agissements semblables ont été recensés, contre 70 pour toute l’année 96, déclarait en revanche dans le «Tagesspiegel» le commissaire à la Défense Claire Marienfeld, dont la tâche consiste à contrôler la Bundeswehr pour le Parlement.
Le principal porte-parole de la communauté juive en Allemagne Ignatz Bubis a dit sur la radio publique sarroise ne pas être surpris par l’apparition des cassettes. Il ne fait aucun doute qu’extrémisme de droite et antisémitisme existent dans la population, a-t-il observé. (AFP)
Le gouvernement allemand s’est divisé mercredi sur les moyens de parer à une dérive néo-nazie de l’armée, montrée du doigt depuis la révélation récente d’agissements extrémistes.Le ministre de la Défense Volker Ruehe a défendu en commission parlementaire ses projets de légiférer pour tenir les extrémistes à l’écart de la Bundeswehr et notamment de donner aux centres de recrutement la faculté illimitée de consulter les antécédents judiciaires de chacun.Le ministre de la Justice Edzard Schmidt-Jortzig a qualifié les projets de son collègue de «maœuvre dilatoire».Le ministre de la Justice, membre du Parti libéral FDP allié aux Unions chrétiennes, dont Volker Ruehe fait partie, s’est opposé à l’idée de son collègue d’ouvrir à l’armée les registres centraux. Ces registres ne consignent que...