Selon notre chroniqueur judiciaire Bahjat Jaber, il est apparu que Tony Elias avait vendu pour 25 mille dollars le jour de sa mort un chalet qui lui appartenait à Tabarja. Le juge chargé d’instruire le dossier de cette affaire, M. Omar Natour, axe ses investigations sur le point de savoir qui était au courant de cette vente et où est passé l’argent encaissé ce jour-là par Tony. Et si la thèse du vol semble être la plus plausible, c’est parce que les poches des deux victimes étaient vides.
Les témoins interrogés par le juge d’instruction du Mont-Liban ont permis de savoir que Tony et son ami Samir Daou fréquentaient régulièrement les bars de Maalmetin et sortaient avec les femmes qui y travaillaient. L’une d’elles (son identité n’a pas été révélée) est d’ailleurs arrêtée depuis trois jours pour les besoins de l’enquête. Selon Jaber, elle nie toute implication dans cette affaire et affirme tout ignorer. Mais l’instruction semble apparemment convaincue du contraire: peut-être pas de l’implication directe de cette jeune femme mais du fait qu’elle détient la clé du mystère qui entoure la mort des deux hommes, des amis de longue date.
Tony avait été découvert dans un sentier près du lit du fleuve, alors que Samir se trouvait dans la Daewoo qu’il conduisait et qui avait été trouvée un peu plus loin, au fond d’un ravin. Les corps des deux hommes étaient criblés de balles, mais l’autopsie a permis d’établir que Tony est mort étranglé. Des empreintes ont été prélevées dans la voiture. Leur analyse permettra peut-être d’aider les enquêteurs dans leurs investigations.
Le juge Natour essaie aussi de savoir si une embuscade avait été tendue aux deux hommes ce jour-là et si une voiture les pourchassait. Affaire à suivre.

