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Actualités - Chronologie

Formule 1 Michael Schumacher : une défaite au goût amer (photo)

Cent mille exemplaires de tee-shirts «Michael Schumacher three times world champion» étaient déjà prêts, ainsi que 2000 casquettes. Ils avaient été imprimés pour fêter l’événement dès l’issue du Grand Prix d’Europe de Formule 1. L’Allemand devra attendre avant de les mettre sur le marché. L’année prochaine peut-être.
Michael Schumacher croyait bien obtenir son troisième titre mondial dimanche à Jerez. Donner à la Scuderia ce titre après lequel elle court depuis 1979. Son point d’avance sur Jacques Villeneuve (Williams-Renault) lui donnait une confiance inébranlable. Un début de course dominateur l’avait même conforté dans sa grande assurance. Puis l’incroyable se produisait, au 48e tour.
Comme animé par ses vieux démons qui, en 1994, l’avaient déjà poussé à percuter et éliminer Damon Hill dans un «final» à Adélaïde en tout point semblable à celui du Grand Prix d’Europe, dimanche, Schumacher retombait dans ses errements. Et agressait son adversaire.
Villeneuve, qui retarde son freinage, pique à l’intérieur de la courbe. Schumacher, dépassé, battu, braque violemment en direction de la monoplace de son rival. La percute. Cette fois cependant, c’est lui, Schumacher, qui reste sur place. Dans un bac à graviers. Le Québécois, lui, repart… vers son premier titre.
«Jacques (Villeneuve) n’avait rien à perdre et il a tout tenté. En restant derrière moi, il perdait le Championnat. Donc il devait le faire. Honnêtement, j’aurais fait la même chose. J’ai freiné le plus tard possible, lui aussi, je pense donc que je n’ai pas commis de faute. D’ailleurs, les commissaires ont conclu à l’incident de course», s’est défendu l’Allemand.

La morale est sauve

Pourtant, dimanche soir, dans le paddock de Jerez, il n’y avait que les membres de l’écurie Ferrari pour croire à l’innocence de Michael Schumacher. Tout le monde se disait «outré» de l’attitude de celui que chacun prenait pour un grand champion. Lui, le président de l’association des pilotes (GPDA), le présumé garant de la sécurité.
S’il ne le montrait pas, Michael Schumacher n’était sans doute pas moins intimement convaincu qu’il venait de perdre bien plus qu’un troisième titre. Que son aura, sa crédibilité, avaient été sérieusement entamées. Il cherchait d’ailleurs les mots pour tenter de se refaire une «honorabilité».
«Je veux féliciter Jacques (Villeneuve), parce qu’il a réussi une très belle saison, disait l’Allemand. Après mon arrêt, il était plus fort que moi, mais je sentais que je pouvais rester devant lui. Puis il a tenté des attaques un peu optimistes. Cela a marché pour lui, pas pour moi. Il faut l’accepter».
A Jerez, la défaite avait un goût amer pour Michael Schumacher. Même si Ferrari venait de prouver une fois encore son retour au premier plan. Cinq victoires en une saison, voilà longtemps que la Scuderia n’avait pas obtenu de tels résultats. Depuis 1990 (6 succès) et l’époque d’Alain Prost.
Prost qui, dimanche soir, estimait que la morale était sauve. «C’est celui qui tente la manœuvre la plus loyale qui reste sur la piste. Villeneuve s’est toujours montré droit et son équipe a toujours gagné à la régulière», commentait le quadruple champion du monde.

La presse allemande n’est pas tendre pour «Schum»

La presse allemande de lundi n’accorde aucune circonstance atténuante pour Michael Schumacher après son piteux accrochage, la veille, à Jerez (Espagne) avec le canadien Jacques Villeneuve.
«Schumacher ne peut s’en prendre qu’à lui-même», écrit le journal à grand tirage Bild. «Il n’y a aucun doute. «Schum» a voulu pousser Villeneuve hors-piste. Mais pourquoi, bon Dieu, Michael as-tu agi de la sorte?», se demande Bild.
Dans un éditorial inhabituellement long, le très sérieux Frankfurter Allgemeine Zeitung reproche tout de go au pilote allemand de Ferrari son «style à la Far-West».
«La manière dont notre compatriote a cherché la collision avec son rival jette une ombre sur lui. Balayée l’image du «petit gars sympa», se lamente le journal.
Pour le Saarbrücker Zeitung, l’abandon forcé de «Schum» était mérité. «Sa sortie n’est qu’un châtiment mérité pour une agression injuste. Le légendaire Nikki Lauda avait raison de dire que Jacques Villeneuve est un vrai champion». (AFP, Reuter)
Cent mille exemplaires de tee-shirts «Michael Schumacher three times world champion» étaient déjà prêts, ainsi que 2000 casquettes. Ils avaient été imprimés pour fêter l’événement dès l’issue du Grand Prix d’Europe de Formule 1. L’Allemand devra attendre avant de les mettre sur le marché. L’année prochaine peut-être.Michael Schumacher croyait bien obtenir son troisième titre mondial dimanche à Jerez. Donner à la Scuderia ce titre après lequel elle court depuis 1979. Son point d’avance sur Jacques Villeneuve (Williams-Renault) lui donnait une confiance inébranlable. Un début de course dominateur l’avait même conforté dans sa grande assurance. Puis l’incroyable se produisait, au 48e tour.Comme animé par ses vieux démons qui, en 1994, l’avaient déjà poussé à percuter et éliminer Damon Hill...