Selon le «Yediot Aharonot» qui cite des diplomates japonais, le Japon, qui souhaite s’impliquer davantage dans les efforts pour la relance du processus de paix, a présenté une initiative de paix en deux points:
— L’armée israélienne se retire sans condition de la «zone de sécurité» frontalière de 850 km2 qu’elle occupe au Liban-Sud depuis 1985.
— Aussitôt après le Japon se joint aux Etats-Unis et à l’Union européenne pour exercer des pressions économiques et politiques sur le Liban et la Syrie, afin d’empêcher les combattants intégristes libanais et palestiniens de lancer des attaques contre Israël à partir du Liban.
«Des moyens, pas nécessairement militaires, pourront être déployés» pour assurer de «manière efficace» la sécurité du nord d’Israël, selon un «haut responsable» du ministère japonais des Affaires étrangères cité par le journal.
Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu a rejeté à plusieurs reprises des appels d’une partie de l’opposition et du public israéliens à un retrait unilatéral du Liban.
M. Netanyahu affirme qu’Israël ne peut se retirer de la «zone de sécurité» qu’après la conclusion d’un accord politique avec le Liban et la Syrie qui prévoirait le désarmement des combattants anti-israéliens opérant au Liban, notamment ceux du Hezbollah chiite pro-iranien.
Le gouvernement israélien affirme que la Syrie, qui déploie 35.000 soldats au Liban, encourage les attaques anti-israéliennes au Liban-Sud comme moyen de pression sur Israël pour qu’il lui rende le plateau du Golan occupé depuis 1967.
Selon les médias israéliens, de hauts responsables de l’armée israélienne et de la sécurité dirigés par le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï ont entamé dimanche une série de discussions sur les problèmes grandissants auxquels font face les militaires israéliens au Liban-Sud.
Un nombre record de 39 soldats israéliens ont été tués depuis le début de l’année dans des opérations au Liban-Sud, alors que 73 autres ont trouvé la mort dans la collision de deux hélicoptères, qui transportaient des militaires dans la zone occupée.
Les négociations de paix d’Israël avec la Syrie sont suspendues depuis février 1996 et celles avec le Liban depuis plus de deux ans. (AFP)

