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Actualités - Chronologie

La promotion touristique du Moyen-Orient tarde à démarrer

Portés par l’euphorie du processus de paix au Moyen-Orient, Israël, la Jordanie, l’Egypte et les territoires palestiniens annonçaient en 1995 leur union pour promouvoir le tourisme.
Deux ans plus tard, l’initiative prometteuse reste encore symbolique.
Créé pour promouvoir des projets touristiques transnationaux, le Memtta, rejoint par la Tunisie, le Maroc, Chypre, Malte et la Turquie, s’était réuni pour la première fois en janvier 1996.
Au menu, le développement d’une «Riviera» sur la mer Rouge, allant d’Aqaba en Jordanie et Eilat en Israël jusqu’au Sinaï en Egypte. Israéliens, Jordaniens et Palestiniens doivent plancher sur l’aménagement des rives de la mer Morte, tandis que le front méditerranéen en passant par la bande de Gaza ambitionne de se muer un jour en paradis balnéaire.
Les gouvernements ont surtout l’intention de promouvoir des circuits touristiques passant par plusieurs pays de la région, une formule déjà exploitée par les voyagistes.
De telles perspectives touristiques restant liées au maintien de la paix dans la région, l’association piétine. D’autant que l’accord vient seulement d’être signé par l’Egypte.
Le ministre du Tourisme de Jordanie Akel Biltaji a reçu à Orlando (Etat-Unis) du département d’Etat américain un prix reconnaissant aux membres de Memttaa leur contribution à la paix. «Il s’agit d’un signe important d’encouragement», a-t-il dit à Istanbul, où il assistait à l’assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). «Nous voulons que le monde reconnaisse que le tourisme constitue un moteur pour la paix», a souligné M. Biltaji.
A l’exemple de toute la région, la Jordanie avait connu une véritable explosion du tourisme en 1994 (+50%) et en 1995 (+38%). 1997 devrait se solder par une hausse de seulement 4%.
Le ministre du Tourisme israélien Moshe Katsav reconnaît que les tensions dans son pays «ont nécessairement un impact négatif». Le bilan n’est pas catastrophique selon lui, puisqu’Israël a accueilli 2% de touristes supplémentaires au cours des huit premiers mois de l’année.
«La promotion touristique de la région, une fois effective, ne pourra qu’avoir un impact positif pour Israël», dit M. Katsav. «Nous ne voyons pas le tourisme sous l’angle de la compétition avec nos voisins», confirme Mamdouh Baltagui, ministre du Tourisme de l’Egypte. Le champion touristique de la région a notamment accueilli 320.000 Israéliens en 1996.
«En l’absence de ressources naturelles, le tourisme constitue pour nous une priorité majeure», note le directeur général du tourisme du territoire autonome palestinien. «Nous vivons sur un musée, avec 6.000 sites archéologiques recensés», précise Bajis Ismaïl, qui mise beaucoup sur les célébrations de l’an 2.000, anniversaire de la naissance de Jésus à Bethléem. «Malheureusement le tourisme s’accommode mal de la fermeture des territoires», ajoute-t-il.(AFP)
Portés par l’euphorie du processus de paix au Moyen-Orient, Israël, la Jordanie, l’Egypte et les territoires palestiniens annonçaient en 1995 leur union pour promouvoir le tourisme.Deux ans plus tard, l’initiative prometteuse reste encore symbolique.Créé pour promouvoir des projets touristiques transnationaux, le Memtta, rejoint par la Tunisie, le Maroc, Chypre, Malte et la Turquie, s’était réuni pour la première fois en janvier 1996.Au menu, le développement d’une «Riviera» sur la mer Rouge, allant d’Aqaba en Jordanie et Eilat en Israël jusqu’au Sinaï en Egypte. Israéliens, Jordaniens et Palestiniens doivent plancher sur l’aménagement des rives de la mer Morte, tandis que le front méditerranéen en passant par la bande de Gaza ambitionne de se muer un jour en paradis balnéaire.Les gouvernements ont...