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Actualités - Chronologie

Asie : les marchés financiers s'attendent à de nouvelles tourmentes


Les marchés financiers restent sur leur garde et s’attendent à une nouvelle semaine de tourmente après l’extension de la crise asiatique à Hong Kong, considéré jusqu’à présent comme un îlot de stabilité.
Les analystes financiers estiment que la fébrilité des marchés se poursuivra en dépit des déclarations de victoire des autorités administratives de Hong Kong et des appels au calme lancés par la Chine, qui marque son soutien à l’ex-colonie passée sous son giron depuis quatre mois.
Après le «jeudi noir» qui a vu la bourse de Hong Kong plonger de 10,41%, un rebond, considéré «technique», a permis un redressement de l’indice Hang Seng vendredi de 6,88%.
La crise a éclaboussé le Japon, premier exportateur vers cette zone, et les places occidentales. Wall Street a terminé vendredi sur une baisse de 1,68%. La quasi-totalité des places européennes cédaient aussi du terrain: Milan perdait 0,09%, Londres 0,42%, Paris 0,27%, Madrid 0,78% et Bruxelles 1%.
L’ensemble des places asiatiques restent fragilisées. Samedi, la Bourse de Séoul enregistrait une forte baisse de 3,93%, pour la seconde journée consécutive.
«En ce qui concerne la monnaie, nous serons capables de damer le pion aux spéculateurs», proclamait vendredi le chef de l’Exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong, Tung Chee-hwa.
Le président chinois Jiang Zemin appelait samedi au calme, soulignant que la crise ne reflétait pas les structures économiques qui sont solides. «Je crois que les hauts et les bas du marché sont un phénomène naturel», indiquait le président chinois à la veille de sa visite d’Etat aux Etats-Unis.

Tester le «peg»

«Aucun investisseur raisonnable ne perdrait confiance dans l’avenir de l’économie chinoise», selon lui.
Mais, l’agitation qui secoue la bourse de Hong Kong a peu de chance de s’arrêter de sitôt, les spéculateurs seront tentés de tester le «peg», la parité fixe qui lie depuis 14 ans le dollar Hong Kong au dollar américain, estiment les analystes.
«La crise va sans conteste se poursuivre», estimait samedi Howard Gorges, vice-président du courtier South China Brokerage Co. «De grandes sociétés locales et la Banque de Chine ont acheté des titres pour soutenir les marchés, mais combien de temps pourront-elles le faire, personne ne peut le prédire», ajoute-t-il.
Des rumeurs de ventes d’or par les banques centrales d’Asie pour contrer la spéculation ont embrasé vendredi le marché de l’or, considéré habituellement comme valeur refuge. Ce marché était déjà perturbé par des informations sur une éventuelle mise sur le marché par la Banque centrale suisse de 1.400 tonnes de ses réserves de métal jaune.
Toutefois, une lueur d’espoir peut venir de Thaïlande, point de départ de la crise financière qui embrase la région depuis cinq mois. La coalition au pouvoir a procédé à un remaniement ministériel, confiant à une dizaine de technocrates et de banquiers des postes économiques clés, en vue de restaurer la crédibilité du régime.
Il reste à voir si la nouvelle équipe sera en mesure de mener à bien les réformes demandées par le Fonds monétaire international, à savoir une remise en ordre des institutions financières et des mesures de rigueur budgétaire, en échange d’un plan de soutien de 17,2 mds de dollars.
Les observateurs s’accordent sur les principales causes de la crise asiatique déclenchée par l’explosion de la bulle spéculative immobilière et la hausse du dollar américain de quelque 20% en un an, entraînant dans son sillage les monnaies de cette zone qui lui étaient liées, mettant à mal la compétitivité de leurs économies.

Les marchés financiers restent sur leur garde et s’attendent à une nouvelle semaine de tourmente après l’extension de la crise asiatique à Hong Kong, considéré jusqu’à présent comme un îlot de stabilité.Les analystes financiers estiment que la fébrilité des marchés se poursuivra en dépit des déclarations de victoire des autorités administratives de Hong Kong et des appels au calme lancés par la Chine, qui marque son soutien à l’ex-colonie passée sous son giron depuis quatre mois.Après le «jeudi noir» qui a vu la bourse de Hong Kong plonger de 10,41%, un rebond, considéré «technique», a permis un redressement de l’indice Hang Seng vendredi de 6,88%.La crise a éclaboussé le Japon, premier exportateur vers cette zone, et les places occidentales. Wall Street a terminé vendredi sur une baisse de 1,68%....