Le Koweit a construit une clôture électrifiée sur plus des trois quarts de sa frontière avec l’Irak pour prévenir des infiltrations, a indiqué hier un porte-parole du ministère de l’Intérieur.
«La clôture a été achevée sur plus des trois quarts (de la frontière), soit sur quelque 150 à 160 kilomètres», a déclaré le porte-parole, Bader al-Salah.
Destiné à «dissuader ceux qui voudraient s’infiltrer au Koweit depuis l’Irak», l’ouvrage est composé de trois clôtures, dont celle du milieu est susceptible d’électrocuter quiconque tenterait de s’infiltrer illégalement, a expliqué le porte-parole.
Il a indiqué que les travaux devraient être achevés vers la fin de l’année.
Selon lui, il y a eu «très peu» de tentatives d’infiltration. Néanmoins, la presse locale fait fréquemment état d’arrestations d’Irakiens qui tentent d’entrer illégalement au Koweit, souvent en quête de travail.
Le Koweit a déjà aménagé une tranchée et un mur de sable le long de sa frontière avec l’Irak. La tranchée, de cinq mètres de large et de trois mètres de profondeur, a été creusée à quelques kilomètres au sud d’une zone démilitarisée patrouillée par l’ONU.
Après la guerre du Golfe, fin février 1991, l’ONU avait démarqué en mai 1993 les frontières maritime et terrestre entre l’Irak et le Koweit. La frontière maritime s’étend sur 40 km et la frontière terrestre sur 200 km.
La zone démilitarisée est large de cinq kilomètres en territoire koweitien et de dix kilomètres en Irak. Elle est patrouillée par la Mission d’Observation des Nations Unies pour l’Irak et le Koweit (MONUIK), qui y a été déployée en 1991 après une offensive alliée dirigée par les Etats-Unis, qui a libéré le Koweit après sept mois d’occupation irakienne. (AFP)

