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Actualités - Chronologie

Sanaa dénonce le rôle de l'Arabie Séoudite dans les kidnappings

L’enlèvement au Yémen d’une trentaine d’étrangers depuis le début de l’année a été télécommandé par l’Arabie Séoudite dans le but d’empêcher Sanaa de se rapprocher des pays européens, affirme le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdel Karim Eryani, dans l’«Independent» de Londres.
A chaque fois que Sanaa veut resserrer ses liens avec un pays européen, un ressortissant de ce pays est kidnappé, déclare M. Eryani au journal britannique.
«Une semaine après l’annonce de la première visite officielle à Londres du président yéménite Ali Abdallah Saleh le 11 novembre prochain, un Britannique a été enlevé», observe M. Eryani.
Le ministre se réfère à Henry Thompson, un Britannique de 38 ans travaillant pour une firme japonaise implantée au Yémen, Japan International Corporation Agency.
M. Thompson a été enlevé mercredi dernier avec son interprète et son chauffeur alors qu’il se rendait de Taëz (sud) à Sanaa. Les trois hommes ont été séquestrés près de Zamar (55 km au sud de Sanaa) par le clan des Rached Tame, qui appartient à la tribu des Bani Dabiane.
M. Eryani réfute la thèse selon laquelle les tribus enlevant des étrangers cherchent ainsi, comme elles l’affirment, à satisfaire des revendications de caractère social.
Lundi, un responsable d’une tribu yéménite ayant demandé à rester anonyme avait affirmé à Sanaa que les ravisseurs du Britannique exigeaient pour prix de sa libération le versement d’une rançon et de primes pour les membres de leur tribu ainsi que la réalisation de projets hydrauliques et électriques dans la région.
Selon M. Eryani, toujours cité par l’«Independent», les tribus yéménites sont financées par le Mowj, un groupe d’opposition au pouvoir de Sanaa qui est lui-même financé, affirme le ministre, par l’Arabie Séoudite.
Une source diplomatique à Sanaa citée par l’«Independent» relève de son côté que les tribus yéménites sont soupçonnées depuis longtemps de recevoir des fonds séoudiens.
«Il est difficile de savoir s’il s’agit d’une politique délibérée de la part des autorités séoudiennes ou du dada de quelques princes séoudiens», déclare la source diplomatique au journal britannique. Selon elle, on ne peut établir avec certitude de lien entre les enlèvements d’étrangers et les initiatives diplomatiques de Sanaa.
Une centaine d’étrangers ont été kidnappés au Yémen depuis 1993, dont des Britanniques, des Français, des Italiens et des Allemands. (AFP)
L’enlèvement au Yémen d’une trentaine d’étrangers depuis le début de l’année a été télécommandé par l’Arabie Séoudite dans le but d’empêcher Sanaa de se rapprocher des pays européens, affirme le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abdel Karim Eryani, dans l’«Independent» de Londres.A chaque fois que Sanaa veut resserrer ses liens avec un pays européen, un ressortissant de ce pays est kidnappé, déclare M. Eryani au journal britannique.«Une semaine après l’annonce de la première visite officielle à Londres du président yéménite Ali Abdallah Saleh le 11 novembre prochain, un Britannique a été enlevé», observe M. Eryani.Le ministre se réfère à Henry Thompson, un Britannique de 38 ans travaillant pour une firme japonaise implantée au Yémen, Japan International Corporation Agency.M....