Les Congolais ont multiplié, au cours de la guerre civile qui vient de se terminer, un art des surnoms qu’ils empruntent aux dessins animés, à la bande dessinée ou aux séries télévisées et à l’histoire. Cette pratique était évidemment destinée à préserver la discrétion des manœuvres militaires. Elle assurait notamment l’anonymat des combattants et la sécurité des familles dans un pays de 3 millions d’habitants où tout le monde se connaît. Les «Cobras» ont donc vaincu les «Ninjas», les «Mambas», les «Cocoyes» et les «Zoulous». Le «Général Giap» était leur chef d’état-major. Son surnom lui a été attribué par Denis Sassou-Nguesso à l’issue de la première bataille qu’il avait gagnée, a-t-il expliqué. Son chien, mascotte du quartier général, s’appelle «Patriot» du nom du missile anti-missile américain utilisé pendant la guerre du Golfe. L’adversaire du «Général Giap», Pascal Lissouba, était surnommé «Obus Pascal» et le char T54 inexpugnable qui, depuis le carrefour Mikalou, a tiré sur sa résidence pendant quatre mois était «Le Père de la nation». Gérard Maboulougou qui était chef de poste au quartier général était «Abou Nidal». L’un de ses soldats, «L’œil du diable». Un autre s’était donné le surnom de «Ngoubou» («L’hippopotame»). Le commandant Willy, un jeune chef de secteur au holster élégant avec un deuxième pistolet à la ceinture, qui affirme avoir combattu en Afrique du Sud, en Angola, au Rwanda et au Zaïre sans préciser de quel côté, a comme lieutenant «Amazone», une femme qui était officier dans l’armée congolaise. «C’est le seigneur de la guerre. Nous sommes ses anges», dit-elle de son chef. (AFP)
Les Congolais ont multiplié, au cours de la guerre civile qui vient de se terminer, un art des surnoms qu’ils empruntent aux dessins animés, à la bande dessinée ou aux séries télévisées et à l’histoire.Cette pratique était évidemment destinée à préserver la discrétion des manœuvres militaires. Elle assurait notamment l’anonymat des combattants et la sécurité des familles dans un pays de 3 millions d’habitants où tout le monde se connaît.Les «Cobras» ont donc vaincu les «Ninjas», les «Mambas», les «Cocoyes» et les «Zoulous».Le «Général Giap» était leur chef d’état-major. Son surnom lui a été attribué par Denis Sassou-Nguesso à l’issue de la première bataille qu’il avait gagnée, a-t-il expliqué. Son chien, mascotte du quartier général, s’appelle «Patriot» du nom du missile...
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