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Actualités - Chronologie

mEntre Rhône et Saône, la déferlante tzigane

Plusieurs centaines de Roumains d’origine tzigane, en quête d’une terre d’asile, sont arrivés à Lyon, jetant dans l’embarras les autorités comme les associations humanitaires, deux ans après la venue d’une première vague de «Roms» dont toutes les demandes d’asile avaient été rejetées.
Depuis début septembre, la préfecture du Rhône a enregistré plus de 200 demandes d’asile politique de tziganes, un chiffre qui ne tient pas compte de leurs nombreux enfants venus avec eux entre Rhône et Saône.
Plusieurs de ces tziganes, qui ont coutume de se déplacer de pays en pays, ont déjà été déboutés, une, voire deux fois, du droit d’asile en France.
Les nouveaux immigrants, arrivés pour la plupart d’Italie, se sont installés dans des squatts dans des conditions qualifiées d’«extrêmement mauvaises» par les associations humanitaires. Après leur expulsion d’un de ces logements la semaine dernière, un foyer a été mis à leur disposition à l’initiative des associations et de la préfecture. Une centaine de Roumains, pour moitié des enfants, y résident.
Ce dispositif risquant d’être insuffisant, notamment à l’approche de l’hiver, les parties sont convenues de rechercher «des locaux plus adaptés à l’accueil de familles souvent très nombreuses».
«Il faudra les inventer de toutes pièces car ils n’existent pas dans l’annuaire du logement de la région», avertit Olivier Brachet, directeur du Comité rhodanien d’accueil des réfugiés et de défense du droit d’asile (CRARDDA).
Bon nombre de ces Roumains avaient déjà fait le voyage de Lyon en 1995, où un millier de tziganes avaient afflué en quelques mois, saturant les capacités d’hébergement et provoquant la grogne d’une partie de la population. Leurs demandes d’asile avaient alors été rejetées dans leur totalité par l’Office français pour la protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).
Dès cette époque, pour les «dissuader», les associations avaient cessé de les domicilier à des boîtes postales, condition indispensable pour entamer une procédure de demande d’asile. Cette procédure permet à l’arrivant de séjourner régulièrement en France le temps pour l’OFPRA de se prononcer (environ sept mois, recours compris).
Un marché de la domiciliation payante s’est toutefois mis en place. Des «margoulins» vendent aux Roumains de faux papiers de domiciliation, indique André Gachet, chargé de mission à l’Association lyonnaise pour l’insertion par le logement (ALPIL). (AFP)
Plusieurs centaines de Roumains d’origine tzigane, en quête d’une terre d’asile, sont arrivés à Lyon, jetant dans l’embarras les autorités comme les associations humanitaires, deux ans après la venue d’une première vague de «Roms» dont toutes les demandes d’asile avaient été rejetées.Depuis début septembre, la préfecture du Rhône a enregistré plus de 200 demandes d’asile politique de tziganes, un chiffre qui ne tient pas compte de leurs nombreux enfants venus avec eux entre Rhône et Saône.Plusieurs de ces tziganes, qui ont coutume de se déplacer de pays en pays, ont déjà été déboutés, une, voire deux fois, du droit d’asile en France.Les nouveaux immigrants, arrivés pour la plupart d’Italie, se sont installés dans des squatts dans des conditions qualifiées d’«extrêmement mauvaises» par les...