Une nouvelle technique d’analyse de sang très pointue pourrait bientôt permettre d’offrir une solution alternative à l’amniocentèse pour le dépistage de la trisomie des fœtus dans l’utérus de la mère, a annoncé une équipe médicale britannique.
Le société Applier Imaging de Sunderland (nord-est de l’Angleterre) vient de mettre au point un microscope informatisé très puissant permettant de déceler dans le sang de la mère une cellule de l’enfant qu’elle porte, afin de détecter l’éventuelle malformation.
Il est très difficile d’isoler des cellules d’un fœtus dans le sang de sa mère car elles ne s’y trouvent qu’en quantité infinitésimale, à raison de une pour 10 à 100 millions de cellules.
Le Pr John Burn, d’une unité de recherche en génétique de Newcastle (Nord), a estimé que cette technique pourrait constituer «une percée majeure» dans le dépistage du mongolisme. L’amniocentèse présente aujourd’hui l’inconvénient d’être réalisée tardivement, vers le quatrième ou cinquième mois de grossesse, et n’est pas sans danger pour le fœtus.
L’équipe médicale qui utilise le microscope veut maintenant le tester sur plusieurs milliers de femmes ayant subi une amniocentèse afin de vérifier les résultats. Des travaux similaires sont actuellement menés aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et au Danemark, selon le Pr Burn.
«Nous devons établir que cela marchera systématiquement, nous ne pouvons proposer (la technique) avant d’être certains qu’elle est au moins aussi bonne que ce que nous pratiquons actuellement», a dit le médecin. (AFP)

